Libération






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Maroc aspire à devenir un pôle régional de l'énergie

C “ réer un marché régional africain de l'électricité et l'intégrer au marché européen


Libé
Lundi 3 Octobre 2022

Le Maroc aspire à devenir un pôle régional de l'énergie et un pays de transit pour l'échange transfrontalier de l'énergie électrique grâce à ses atouts stratégiques en matière d'infrastructures d'interconnexion, a affirmé le vice-président de l'"Egyptian Natural Gas Holding Company"(EGAS), Samir Al-Quraish.

Dans un article sous le titre "Les expériences des pays arabes en transition vers une économie verte", publié dans le numéro 230 (octobre 2022) du magazine trimestriel "La politique internationale", dans son dossier "Les questions du changement climatique dans l’agenda des relations internationales", M. Al-Quraish a indiqué que ces atouts permettent au Royaume du Maroc de créer un marché régional africain de l'électricité et de l'intégrer au marché européen.

A cet égard, le Maroc, ajoute l'auteur de l'article, joue un rôle important au niveau régional en matière d'échange d'énergie électrique, étant donné qu’il est "le principal acteur du marché de l'électricité au niveau de la région euro-maghrébine", rapporte la MAP.

Il a précisé que la feuille de route du Maroc table sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique électrique, du développement du réseau électrique et de l'interconnexion électrique avec les pays voisins, en plus de la réalisation de la feuille de route sur l’énergie marine, géothermique et fossile.

Dans ce cadre, il a souligné que le Royaume a mis en place des plateformes de recherche et d'innovation, notamment le «Green Energy Park», une plateforme de recherche et d'innovation dans le domaine des technologies, et «Green and Smart Building Park», une plateforme dédiée à l'efficacité énergétique, aux réseaux intelligents et à la mobilité électrique, en plus d'autres plateformes en cours d’élaboration relatives à l'hydrogène et à la biomasse ainsi qu'au dessalement de l’eau.

L'auteur a estimé que le Maroc est le premier, au niveau de la région MENA, dans le Green Future Index, publié par la plateforme MIT Technology Review, qui classe 76 pays et territoires selon les progrès réalisés sur la voie d'un avenir vert à travers la réduction des émissions, le développement des énergies propres et l'innovation dans les secteurs verts.

Le Maroc a lancé une stratégie énergétique depuis 2009, dont les principaux axes concernent l'électricité, les énergies propres et l'élargissement de l'utilisation des énergies renouvelables, à travers le développement de l'énergie solaire et éolienne, ainsi que l'introduction du gaz naturel liquéfié et du gaz naturel dans le mix énergétique électrique en plus de l'économie d'énergie, de la recherche scientifique et de l'efficacité énergétique, a-t-il rappelé.

Cette stratégie vise à assurer l'indépendance énergétique et à contribuer à la réduction des émissions de carbone, a-t-il expliqué, notant qu'une feuille de route pour la transition énergétique a été élaborée pour la période 2021-2030, axée sur l'hydrogène, la biomasse et le gaz naturel.

Par ailleurs, il a fait savoir que le Conseil économique, social et environnemental du Maroc (CESE) avait proposé des recommandations opérationnelles concernant tous les secteurs de l'économie verte, y compris les énergies multiples, l'efficacité énergétique, le traitement des eaux usées et la gestion des déchets, ainsi que des recommandations de terrain pour des mesures axées sur des piliers majeurs qui concernent principalement la définition d'une stratégie globale et d'un modèle de gouvernance efficace pour la transition vers une économie verte aux niveaux national et régional, adoptant l'intégration de différentes stratégies et programmes sectoriels, et assurant une intégration industrielle effective et un développement soutenant les voies nationales vertes.

Ces recommandations portent également sur l'élaboration d'un plan pratique afin d'anticiper les besoins futurs en compétences qui correspondent au programme national de développement des voies vertes, en coordination avec les différents partenaires sociaux, économiques et académiques, tout en veillant à l'intégration de la dimension régionale, et au développement des dimensions sociale et comportementale dans le cadre de l'économie verte et sur la base du "pacte social", élaboré par le CESE. 


Lu 2248 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS