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Le Maroc a su répartir les contraintes financières liées au développement des projets d’énergies renouvelables

Tenue à Lisbonne d’un séminaire sur l’efficacité énergétique




Le Maroc a su répartir les contraintes financières liées au développement des projets d’énergies renouvelables
L’efficacité énergétique au Maroc, parallèlement au développement des énergies renouvelables, constitue une priorité majeure dans la stratégie énergétique nationale, a affirmé, récemment à Lisbonne, l’ambassadeur du Maroc au Portugal, Othmane Bahnini.
Cette stratégie ambitionne d’économiser 15% en 2020 et 20% en 2030 de la consommation énergétique, a-t-il ajouté, lors d’un séminaire sur l’efficacité énergétique, organisé par l’Agence pour l’investissement et le commerce extérieur du Portugal (AICEP) et la Direction générale de l’énergie et de la géologie (DGEG).
Dans cette perspective, des plans d’action d’efficacité énergétique ont été mis en place dans tous les secteurs clés, notamment le transport, l’industrie, le bâtiment, mais aussi l’agriculture, a poursuivi le diplomate, notant que le Maroc mène avec détermination sa transition énergétique, et se déploie pour créer toutes les conditions nécessaires afin de réussir ce challenge, rapporte la MAP.
“Afin de faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés, et conscient du risque climatique qui menace la planète, le Maroc a adopté, depuis 2009, dans le cadre des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi, basées essentiellement sur la réduction de la dépendance énergétique du Royaume, la valorisation des énergies renouvelables, le développement de l’efficacité énergétique et le renforcement de l’intégration régionale”, a-t-il rappelé.
La première phase de la mise en œuvre de cette stratégie a donné des résultats très prometteurs ayant encouragé le Maroc à fixer un nouvel objectif pour accélérer sa transition énergétique en portant la part des énergies renouvelables dans la production énergétique globale, de 42% prévue en 2020, à 52% à l’horizon 2030, a fait savoir M. Bahnini, relevant que des programmes ont été mis en place pour augmenter la capacité de production d’électricité à partir de sources renouvelables d’environ 10.100 MW d’ici 2030.
En 2017 la dépendance énergétique nationale est passée à environ 93,9 % contre 98% auparavant, avec une part d’environ 34 % des énergies renouvelables dans le mix électrique, soit une capacité installée d’environ 3700 MW, a-t-il enchaîné, ajoutant que cette baisse est le résultat des progrès réalisés dans les programmes d’énergies renouvelables qui ont permis de faire passer la part de l’éolien et du solaire dans la puissance installée de 2% début 2009 à plus de 14% en 2017.
En ce qui concerne l’énergie solaire, la puissance installée actuellement a atteint 180 MW après la mise en service des 160 MW de la centrale solaire Noor de Ouarzazate qui, d’une capacité de 580 MW, se positionne comme le plus grand complexe solaire multi-technologies en exploitation dans le monde, alors qu’en matière d’énergie hydroélectrique, le Maroc a développé une capacité électrique installée de 1.770 MW, dont 460 MW en tant que station de transfert d’énergie par pompage, a poursuivi le diplomate.
Pour rendre ces projets dans le domaine des énergies renouvelables possibles, une série de dispositions législatives, réglementaires et institutionnelles, ont été mises en œuvre, notamment une loi sur les énergies renouvelables, ayant ouvert au secteur privé le marché de la production et de la commercialisation de l’électricité à partir de sources renouvelables, selon M. Bahnini.
Le modèle marocain assure un cadre juridico-institutionnel clair qui garantit une sécurité juridique pour les investisseurs et bailleurs de fonds, a souligné l’ambassadeur, expliquant que l’attractivité du modèle énergétique marocain revient, entre autres, aux modèles de financement mis en place par les pouvoirs publics pour assurer les financements des projets énergétiques.
Le Maroc, a-t-il assuré, a su répartir les contraintes financières liées au développement des projets d’énergies renouvelables, grâce à son modèle de PPA (Power Purchase Agreement) qui a connu une évolution remarquable depuis le premier PPA de la centrale de Jorf Lasfar aux années 90 jusqu’au dernier PPA de Noor Ouarzazate.
Cette révolution verte que le Maroc est en train de vivre est l’œuvre d’un modèle de partenariat innovant entre l’Etat marocain et des opérateurs publics et privés, mais également le fruit de ses relations de coopération avec des pays partenaires, a conclu M. Bahnini.

Mardi 24 Septembre 2019

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