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Le Groupement des pétroliers du Maroc récuse les affirmations de Hamid Chabat

Le GPM rappelle les principes de la subvention par l’Etat du gaz butane




Le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) a réfuté lundi tout propos sur la subvention de l’Etat au gaz butane, «tendant à diffuser de la désinformation et à induire l'opinion publique en erreur», et ce suite aux déclarations relayées par la presse le week-end passé et aux fausses informations pouvant semer la confusion auprès de l'opinion publique.  
Dans un communiqué parvenu à la MAP, le GPM, qui est «au cœur du terrain et connecté en permanence avec la réalité du secteur», tient à exprimer «son étonnement face à ces déclarations aussi inexactes qu’ignorantes» et à souligner que «Hamid Chabat, en avançant des informations complètement fausses sur la subvention de l’Etat au gaz butane, induit en erreur l’opinion publique et démontre un manque de maîtrise flagrant de tous les principes de la compensation».
Les professionnels du secteur, qui tiennent à travers ce communiqué à s’expliquer sur cette question de subvention de l’Etat au gaz butane, précisent que les sociétés opérant dans le secteur s’approvisionnent en gaz à des prix élevés et le revendent selon des grilles de prix préalablement fixées et structurées par l’Etat, avec l’objectif de rendre le prix du gaz accessible au consommateur final.
Cette procédure, mise en place dans le cadre de la compensation par l’Etat marocain des prix du gaz, fait que les opérateurs du secteur supportent la différence de prix dans l’attente de se voir restituer leur dû par la Caisse de compensation, relève le GPM, ajoutant que la subvention profite directement au consommateur final et les sociétés de distribution ne font que rendre le service de transfert de la compensation.
A signaler, par ailleurs, que les ministères de l'Intérieur et de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement ont mis en garde, dimanche dans un communiqué conjoint, contre les dangers en relation avec la mauvaise utilisation des bouteilles de gaz butane.
Leur communiqué souligne que suite à la multiplication des accidents liés à la mauvaise utilisation des bouteilles de gaz butane qui engendrent, généralement, des blessures graves et certains décès, ainsi que des dégâts matériels importants, «le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement mettent en garde les dépositaires, transporteurs, vendeurs et utilisateurs des bouteilles de gaz butane, à des fins domestiques ou professionnelles, contre la gravité et le danger que constituent certaines pratiques courantes».
Dans ce cadre, il a été décidé d’engager des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale et de renforcer le contrôle à travers des commissions provinciales et locales mixtes associant tous les services concernés, afin de relever les pratiques et utilisations dangereuses des bouteilles de gaz butane et de prendre les mesures réglementaires qui s’imposent à l’encontre de leurs auteurs, ajoute la même source.
Eu égard au danger que constituent de telles pratiques sur la sécurité des citoyens et de leurs biens et à la responsabilité directe de leurs auteurs, en cas d’accident, les ministères de l’Intérieur et de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement appellent «toutes les personnes concernées à respecter les conditions de sécurité, à observer les précautions nécessaires lors du stockage, du transport, de la manutention et de l’utilisation des bouteilles de gaz butane et à éviter les pratiques incorrectes et dangereuses».
Parmi ces pratiques incorrectes et dangereuses, le document cite notamment le stockage et le transport de bouteilles de gaz butane, pleines ou vides, sans respect des conditions de sécurité requises, ainsi que leur manutention en les jetant ou en les roulant; la mise en vente et l’utilisation des bouteilles de gaz butane déformées ou défectueuses; le raccordement inapproprié des bouteilles de gaz butane et l’usage de détendeurs, tuyauteries et accessoires défectueux, susceptibles d’engendrer des fuites de gaz.
Il cite également l’utilisation d’allumettes ou de briquets afin de détecter d’éventuelles fuites de gaz et le réchauffage des bouteilles de gaz butane, par l’application d’une source de chaleur directe ou par leur immersion dans un récipient rempli d’eau chaude ou par le versement d’eau chaude sur ces bouteilles, afin d’accélérer le refoulement du gaz ou de consommer la totalité du gaz empli ou l’inclinaison ou disposition horizontale des bouteilles de gaz pour les mêmes fins.
Ces pratiques englobent aussi l’utilisation des bouteilles de gaz butane et des équipements fonctionnant au gaz dans des locaux confinés ou non suffisamment aérés, l’assemblage et l’utilisation de plusieurs bouteilles de gaz butane reliées entre elles, notamment pour des usages professionnels, l’utilisation des bouteilles de gaz butane comme source de carburant pour les voitures et les véhicules de transport.

Mardi 14 Février 2017

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