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Le CCM au soutien des cinémas


Plusieurs salles obscures ont reçu des aides financières à la numérisation et à la création

C.C
Mercredi 1 Septembre 2021

Déjà peu nombreuses, les salles de cinéma du Royaume étaient à l’agonie à cause d’une crise sanitaire qui n’a que trop duré. Le Maroc détient d’ailleurs un triste record “Celui du nombre de jours consécutifs de fermeture des cinémas durant la crise Covid, avec 420 jours de fermeture consécutifs”, regrettait la Chambre marocaine des salles de cinéma (CMSC). L’ombre de la clé sous la porte a longtemps plané, jusqu’au jour où les propriétaires des salles de cinéma ont dépoussiéré les sièges et arraché les toiles d’araignées, à la faveur d’un allègement des restrictions sanitaires consenti par le gouvernement en juin dernier. Un ouf de soulagement pour les propriétaires dont certains sont en passe de profiter d’une aide qui tombe à point nommé. Par le biais d’un communiqué, le Centre cinématographique marocain a dévoilé la liste des cinémas ayant bénéficié des aides financières à la numérisation et à la création des salles de cinéma. La décision a été prise suite à une réunion de la commission ad hoc, dont l’objectif était de “statuer sur les dossiers reçus par son secrétariat et éligibles à l’aide à la numérisation, à la modernisation et à la création des salles de cinéma, tout en prenant en considération l’évaluation des dossiers selon les critères, conformément aux dispositions de l’arrêté conjoint du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du budget, n° 2491.12 (du 19 septembre 2012)”, a précisé le CCM. Après délibération, la Commission d’aide à la numérisation, à la modernisation et à la création des salles de cinéma a attribué, d’une part, une aide à la création au cinéma Aeria Park (Casablanca, 5,7 millions de dirhams), et d’autre part, une aide à la numérisation aux cinémas Ritz (Casablanca, 900.000 dirhams), ABC (Casablanca, 900.000 dirhams), Lutetia (Casablanca, 740.000 dirhams), Mégarama Salle 2 (Rabat, 760.000 dirhams) et Mégarama Salle 3 (Rabat, 800.000 dirhams). Une manne financière plus que bienvenue pour un secteur qui a longtemps été en détresse et qui n’est toujours pas sorti d’affaires. Au risque de se répéter, les salles de cinéma, au même titre que l’ensemble des activités culturelles du Royaume, ont souffert de la crise sanitaire. Et ce “malgré un soutien à nos employés et aux exploitants de salles, nous sommes bien placés pour comprendre que les ressources de l’Etat ont leurs limites et savons désormais que sur 14 mois de fermeture, seulement 7 mois de charges fixes seront couverts pour les exploitants de salles partiellement. Nos employés ont été contraints de diminuer leurs ressources de 10% à 80% selon leur statut, sur 14 mois, au nom de la santé de tous», indiquait, il y a quelques mois, la Chambre marocaine des salles de cinéma, pour fustiger le maintien de la fermeture des salles obscures, “alors que tous les indicateurs étaient au vert”, ajoutaitelle. Ce sentiment d’injustice était principalement mû par l’absence de cohérence des restrictions sanitaires. «Malheureusement, et malgré les efforts récents d’investisseurs au Maroc, le secteur de l’exploitation cinématographique est encore tout petit et a bien du mal à se faire entendre des autorités», déplorait le CMSC, en pensant à d’autres groupements professionnels tels que la restauration ou le tourisme, qui ont repris leurs activités bien avant le secteur de la culture. Mais aujourd’hui, cette situation inextricable est à conjuguer au passé. Les cinémas ont ouvert leur porte et bénéficient en prime d’aides substantielles à même de soulager leurs finances. 


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