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Le vernissage de cette exposition a eu lieu en présence de plusieurs personnalités du monde des arts et des lettres ainsi que de la médecine de divers horizons. Lors de cette exposition qui se poursuit au même endroit, Lamia Belloul dévoile le fruit d’un travail de longue haleine sur la matière, le pigment, les couleurs et les formes. Et au-delà de la réflexion, ce rendez-vous permet de percevoir l’évolution enregistrée dans l’expression picturale de cette artiste. Avec l’appui d’une brochette d’artistes confirmés, elle s’est exercée aux différentes techniques, nourrie par son imagination débridée. Pour cette plasticienne inspirée, entre la médecine et l’art, il n’y a qu’un seul pas de danse. En témoignent ses derniers travaux qui présentent un joli mariage entre les qualités d'artiste chevronnée et les finesses de dermatologue engagée de cette plasticienne. Dans cette exposition, Lamia Belloul propose un regard tout à fait nouveau, à la fois original et pointu sur l’Homme contemporain dans un rendu visuel attrayant. C’est ce que constate aussi le psychiatre Dr Imane Kendili pour qui, il s’agit d’une rencontre unique «du peintre et du psychiatre autour de l’humanité sublimatoire artistique pour épouser les maux d’aujourd’hui autour d’un Homme grand et misérable». Tantôt ouverts, tantôt fermés, ses regards que le silence dévore expriment cette envie pressante de porter haut leur voix, de crier de toutes leurs forces. L’ornement, les couleurs, la matière… tous les ingrédients se réunissent pour offrir une représentation occidentale d’un regard méconnaissable. Chaleureux par le passé, livide aujourd’hui, ce regard se réduit à une série de codes visuels. En principe, comme toutes les œuvres de qualité, celles-ci possèdent le sens de l'universel atemporel. Elles sont en somme d'une limpidité chromatique considérable. «Lamia Belloul médecin dermatologue peint la peau de chagrin humaine à travers ses avatars sociétaux dans une transcendance perpétuelle de styles modelant et remodelant nos émotions entre firmaments sombres éclairés et abysses céruléennes colorées», ajoute-t-elle. C’est ainsi que l’insoupçonnable noblesse de notre peintre se niche dans la beauté de son regard, au rang de sa quête. Et au fil du temps, elle se crée un univers d’émotions matérialisées par des couleurs et des formes. Sur la toile, c’est la couleur qui peut conditionner son sujet, parfois sorti d’un rêve.
D’autres ambiances et de nouvelles lumières enveloppent ses inspirations. Mais, ce qui retient le plus notre attention dans ses toiles, c’est qu’elles comportent une prolixité et une plénitude esthétique qui lui font éviter consciencieusement tant le recours aux artifices du minimalisme que les pièges de l’horreur du vide. Cela aboutit en fin de compte à cet instant attrayant où deux mondes esthétiques se retrouvent et s’expriment à l’unisson pour éblouir nos yeux de splendeur et d’étonnement.