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La suite de “Wonder Woman ” dans les cinémas et en streaming




La très attendue suite des aventures de Wonder Woman sortira aux Etats Unis le jour de Noël, dans les cinémas qui ne seront pas fermés à cause du coronavirus et simultanément sur la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, ont annoncé mercredi les studios Warner Bros. Les spectateurs situés hors des EtatsUnis auront la chance de le voir “une semaine plus tôt” en salle, à compter du 16 décembre, précise Warner Bros. L’idée de sortir “Wonder Woman 1984”, d’un coût estimé à 200 millions de dollars, sur HBO Max - plateforme récemment lancée par Warner - est liée à la pandémie, qui a bouleversé Hollywood et le calendrier des super-productions.

“Ce n’était pas une décision facile et nous n’aurions jamais pensé devoir retarder la sortie aussi longtemps mais le Covid a tout chamboulé”, a écrit sur les réseaux sociaux la star israélienne Gal Gadot, qui incarne Wonder Woman. “Vous pourrez le voir DANS LES CINEMAS (ils font un boulot extraordinaire pour assurer la sécurité) et vous pourrez aussi le regarder sur HBOMax depuis chez vous”, ajoute l’actrice. Le film devait initialement sortir au mois de juin 2020.

Traditionnellement, les grosses productions hollywoodiennes sont projetées uniquement en salle durant 90 jours avant d’être diffusées sur d’autres supports. Mais la fermeture des cinémas dans de nombreuses régions américaines, dont New York et Los Angeles, a contraint les distributeurs à trouver des solutions de repli. Disney avait ainsi sorti “Mulan” directement sur sa plateforme Disney+ en septembre dernier. Mais contrairement à Mulan, qu’il fallait acheter, “Wonder Woman 1984” sera proposé sans frais supplémentaires aux abonnés de HBO Max pendant un mois. “Nous avons dû innover pour développer notre activité tout en continuant à satisfaire nos fans”, a déclaré la présidente de WarnerMedia, Ann Sarnoff.

Le premier volet de “Wonder Woman”, en 2017, avait récolté 800 millions de dollars de recettes et propulsé Gal Gadot au rang de star mondiale. Chris Pine est lui aussi de retour dans le second épisode, qui se déroule dans les années 1980, des décennies après le premier film censé se tenir durant la Première Guerre mondiale. La réalisatrice Patty Jenkins est restée aux commandes.

Gilbert Rozon

La défense de l’ex-producteur québécois Gilbert Rozon, jugé à Montréal pour viol et attentat à pudeur, “défie la logique”, a plaidé mercredi le procureur en demandant la condamnation du dirigeant déchu du groupe “Juste pour rire” à l’issue de son procès. La juge Mélanie Hébert a annoncé qu’elle rendrait son verdict le 15 décembre.

Le représentant du ministère public, Bruno Ménard, a tenté de démonter l’argumentation des avocats de l’accusé, qui avaient dénoncé les “incohérences” et les “trous de mémoire” de la plaignante dans son récit des faits, survenus en 1980. Ces “incohérences” justifient selon eux l’acquittement de M. Rozon au bénéfice du doute. La victime présumée, âgée de 20 ans au moment des faits, a affirmé que M. Rozon avait tenté de l’embrasser et de lui enlever ses sous-vêtements alors qu’ils étaient seuls dans une maison au nord de Montréal. Elle avait résisté, il n’avait pas insisté et ils avaient dormi chacun dans une chambre séparée.

Ce qui s’est passé le lendemain matin fait l’objet de versions radicalement opposées. La plaignante a dit s’être réveillée parce que l’ancien magnat de l’humour était sur elle, pour avoir une relation sexuelle. Bien que non consentante, elle avait finalement cédé pour “pouvoir passer à autre chose”. M. Rozon, 25 ans à l’époque, a dit avoir été réveillé parce que la jeune femme était “à califourchon” sur lui en train de “se faire l’amour”. Il a reconnu avoir été “consentant” tout en affirmant que la relation sexuelle lui avait été imposée. “Il inverse totalement les rôles”, a martelé le procureur, dénonçant un récit qui “défie la logique” et des éléments qui “ne font aucun sens”. Le témoignage de la plaignante est pour sa part “sincère et fiable”, selon lui.

Libé
Vendredi 20 Novembre 2020

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