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La relation entre le cinéma et le théâtre en débat au Festival maghrébin du film d’Oujda




Plusieurs critiques et cinéastes se sont attelés lors d’un colloque organisé, mardi à Oujda, à décortiquer la relation entre le cinéma et le théâtre, appelant à mettre en synergie les différentes formes de l’art en vue de créer des œuvres répondant aux exigences de la qualité technique et des enjeux esthétiques.
Tenue en marge de la 7ème édition du Festival maghrébin du film d’Oujda (23-27 juin) sous le thème “Théâtre et cinéma, vision et dimensions”, cette rencontre a été l’occasion de mettre en relief les similitudes, ressemblances et rapports existant entre l’irréel constant représenté par l’écran et le réel en mutation que représente la scène du théâtre. Il y a nécessité d’harmoniser les actions et de transcender les frontières qui se mettent vent debout contre toute coopération et interaction entre les différents arts en ce sens que le producteur peut recourir aux différents outils d’expression pour produire un travail artistique de qualité, ont-ils estimé.
 La genèse du théâtre est intrinsèquement liée aux fêtes grecques pendant lesquelles les festivaliers jouaient sur scène et racontaient des épopées poétiques sous forme de chansons collectives accompagnées de musique et de danse, ont-ils fait remarquer, notant par ailleurs que le théâtre contemporain repose sur les effets visuels dans une combinaison mêlant drame, décor, couleurs et éclairage pour ébahir et gratifier le public. Ils ont dans ce sens mis l’accent sur la relation étroite entre le cinéma et le père des arts qui fait souvent appel aux outils du cinéma pour assurer une meilleure attraction, alors que le cinéma repose sur la personnalité qui est l’essence même du travail théâtral.
Six long-métrages et douze courts-métrages sont en lice pour cette édition du Festival maghrébin du film d’Oujda tenue sous le thème “Le cinéma, un langage universel”. Il s’agit de trois films tunisiens, deux films algériens et un long-métrage marocain à savoir “Mustapha Z” de Nidal Chetta, “Papillon” de Hamid Basket,”Benzine” de la réalisatrice Sara Abidi, “Until the end of time” de Yasmine Chouikh, “El Achiq” d’Amar Sifodil et “Noe ne sait pas nager” de Rachid El Ouali.
Pour ce qui est des courts-métrages, les films en lice pour s’adjuger l’un des prix du festival sont “Les secrets des vents” de Imenr Nassiri Boulos, “ Page blanche” de Mohamed Najib Lamraoui, “Aya” de Moufida Fedila, “Roujoula” d’Ilias Al Faris, “ Ajrass” de Mai Mustapha Ekhou, “When the sky began to scream” de Qayss Mejri, “Le retour du roi Lear” de Hicham El wali, “Human” d’Issam Taachit, “ Naji’s corpse” de Raouf Bayo, “Terrain vague” de Latifa Said, “Ales” de Faissal Ben et “ Fast love” de Choukri Rouha. Tenue sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette édition dont le Liban est l’invité d’honneur, prévoit une matinée “Ciné Kids” consacrée aux enfants, des séminaires scientifiques, une master Class et des rencontres artistiques avec des écrivains, dramaturges et poètes, en présence de personnalités artistiques, culturelles et sociales de renom.

Jeudi 28 Juin 2018

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