Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La réforme des retraites de Benkirane remise en question par Jettou




La réforme de la Caisse marocaine des retraites, approuvée l’année dernière en dépit de l’opposition forte des centrales syndicales, continue de susciter débat et polémique.
Cette fois-ci, c’est le premier président de la Cour des comptes, Driss Jettou, qui a relancé le débat sur la réforme des Caisses des retraites. Lors d’une réunion de trois commissions permanentes à la Chambre des conseillers, à savoir la commission des finances, de la planification et du développement économique, celle de la justice, de la législation et des droits de l’Homme et enfin celle de l’enseignement, des affaires culturelles et sociales consacrée à la discussion du rapport de la Cour des comptes sur la CMR, Driss Jettou a critiqué le gouvernement Benkirane concernant la réforme des Caisses des retraites, en affirmant que ladite réforme est insuffisante et n’a pas apporté des solutions radicales aux dysfonctionnements de la CMR.
Tout en mettant en exergue « l’importance de la réforme adoptée par l’ancien gouvernement et entrée en vigueur en octobre 2016, et qui permettra d’augmenter sa durabilité d'environ 6 ans et de baisser ses dettes implicites à l’horizon des 50 prochaines années, d'environ 57% », Driss Jettou « a fait remarquer que la réforme n’a pas touché certains critères de base du régime des pensions civiles, ce qui la rend insuffisante pour assurer la durabilité et l’équilibre du système sur le moyen et long termes », selon la  MAP.
Une source syndicale bien informée a affirmé à Libé que le premier président de la Cour des comptes a souligné que ladite réforme ne réglera pas les dysfonctionnements de la CMR et qu’elle retardera donc la crise de cette caisse jusqu’à 2028.
Pour pallier les dysfonctionnements, Driss Jettou propose, entre autres, de plafonner les montants des retraites comme c’est le cas de la Caisse nationale de la sécurité sociale et de  repenser le système de promotion des fonctionnaires.
« Les centrales syndicales se sont farouchement opposées à la réforme des Caisses de retraites proposée par le gouvernement Benkirane, car c’est le fonctionnaire qui paye la facture de cette réforme. A plus forte raison, elles vont certainement rejeter les idées avancées par Driss Jettou pour éviter la crise de la CMR, car ce sont les intérêts des fonctionnaires qui vont être sacrifiés», a souligné la même source.
Il convient de rappeler que la réforme de la CMR qui a été adoptée l’année dernière stipule de relever l’âge de départ à la retraite à 63 ans en 2019, au lieu de 60 ans actuellement. Les cotisations des fonctionnaires à la CMR sont revues à la hausse et passent de 20  à 24%. Ce qui a suscité l’ire des centrales syndicales et des fonctionnaires qui considèrent que ladite réforme porte atteinte à leur pouvoir d’achat.

T. Mourad
Mercredi 25 Janvier 2017

Lu 1250 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito









Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs