Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La lenteur de la vaccination est une menace pour la stabilité financière, selon la BCE


Libé
Mercredi 17 Novembre 2021

La Banque centrale européenne (BCE) estime mercredi que la lenteur du rythme de la vaccination contre le Covid-19 dans certaines parties du monde pourrait menacer la stabilité financière, même si la reprise économique est déjà bien engagée. La reprise économique en cours, avec une activité soutenue dans les entreprises de la zone euro, a "réduit bon nombre de nos pires craintes concernant les cicatrices économiques et l'augmentation du risque d'impayés de crédit" dans le sillage du Covid-19, affirme l'institution dans son rapport semestriel sur la stabilité financière. Mais "les risques liés à la pandémie n'ont pas totalement disparu, notamment parce que les progrès de la vaccination sont restés lents dans de nombreuses régions du monde", poursuit Luis de Guindos, vice-président de la BCE, en préambule du document. Le virus continue de se propager et l'épidémie connaît un rebond en Europe, avec un nouveau record de contaminations à plus de 52.000 nouveaux cas en Allemagne mercredi, tandis que la France a dépassé mardi la barre des 20.000. Ainsi, avec des perturbations à prévoir sur le marché du travail et la demande, "la pandémie continue d'être l'un des principaux risques pour la croissance économique à venir", avertit l'institut. Pour compléter le tableau des menaces pour l'économie, le document pointe "les pressions sur la chaîne d'approvisionnement mondiale et la hausse des prix de l'énergie" qui posent également un défi pour les "perspectives d'inflation", l'étalon sur lequel la BCE base sa politique monétaire. Autre avertissement de la BCE: les "poches d'exubérance" sur certains marchés qui se sont formées à la faveur des valorisations d'actifs financiers et immobiliers. Ces secteurs s'exposent à un risque de correction, alors que les entreprises et les finances publiques présentent des "niveaux d'endettement plus élevés" dans le sillage de la pandémie. Ces bulles sont paradoxalement liées à la politique de l'argent abondant et pas cher menée depuis des années par la BCE pour soutenir l'activité, et que l'institut dit surveiller de près. Après la conclusion de la conférence COP26 sur le climat, la semaine dernière, la BCE appelle enfin à une "action concertée et opportune" sur le changement climatique qui limiterait les risques pour le système financier. 


Lu 784 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.
br

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 29 Novembre 2021 - 13:04 Omicron détecté dans plusieurs pays d'Europe

Lundi 29 Novembre 2021 - 13:02 A la recherche des gènes du Covid grave

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020










Flux RSS