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La justice espagnole tenue de racheter les bourdes perpétrées par l’ exécutif

Les exactions et les victimes sont là, prouvées et confirmées pendant que le coupable se la coule douce sur un lit douillet



Le scandale Brahim Ghali se poursuit, et les manigances des autorités et de la justice espagnoles vont bon train. Mercredi dernier, des policiers espagnols se sont rendus à l’hôpital où se trouve le chef des séparatistes pour procéder à son identification, conformément à l’ordonnance du juge d’instruction auprès de l’Audiencia Nacional, Santiago Pedraz Gomez. Selon le quotidien La Razon, «le Commissariat de l'information générale a informé le juge que les agents se sont rendus à l'hôpital de Logroño pour identifier le chef du Front Polisario, Brahim Ghali». Et de préciser : «Les médecins ont présenté à la police son dossier d'admission et le dernier rapport médical, daté d'aujourd'hui (mercredi), ainsi que le document de sortie de l'hôpital. Il est confirmé qu'il y est entré sans aucune pièce d'identité, accompagné d'un médecin algérien qui a présenté un document rédigé en français dans lequel figure la fausse identité algérienne» de Ghali. Par ailleurs, le juge Santiago Pedraz Gomez a décidé de joindre ce vendredi les déclarations de cinq enquêtés dans l'affaire relative au Polisario. Citant des sources judiciaires, l’agence espagnole Europa Press a souligné que la convocation de mercredi dernier n'a pas été correctement exécutée. Dans une ordonnance datée du 13 avril, le magistrat du tribunal central d'instruction numéro 5 a décidé, sur la base du rapport du parquet, d’auditionner Sidahmed El Bellal Hedd, Gali Sidi-Mohamed Adelyelil, Bachir Sayed, Mohamed El Khalil et Mohamed Salek Abdesamad, des membres du mouvement séparatiste impliqués dans l’affaire du militant sahraoui de nationalité espagnole Fadel Breika qui a déposé plainte contre Brahim Ghali et d'autres séparatistes pour les crimes de détention illégale et de torture. Cette affaire remontre à avril 2019 lorsque Fadel Breika est arrivé dans les camps de Tindouf (Algérie). Il a été accusé par les miliciens du Polisario de traîtrise etsommé de quitter les camps. Après avoir organisé plusieurs actions contraires à la ligne officielle du Polisario et appelé à une manifestation, il a été arrêté par les miliciensséparatistes qui l’ont jeté dans une prison secrète. Pendant cette période, il a été torturé, électrocuté et gardé les yeux bandés et les mains et les pieds ligotés. Selon Europa Press, le juge d'instruction a cité les prévenus ce mercredi et vendredi, bien que les convocations prévues pour mercredi n'aient pas été exécutées «correctement». Le juge a donc décidé d’auditionner tous les impliqués dans l’affaire de Fadel Breika ce vendredi 7 mai. Par ailleurs, l'Association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE) a exigé l'arrestation immédiate du chef des séparatistes, Brahim Ghali, pour ne pas reproduire le cas du membre de l'ETA José Ignacio de Juan Chaos, qui, après avoir été soigné dans un hôpital, a réussi à s’évader. L'ACAVITE, avec l'aval des groupes qui composent la Fédération autonome des victimes d'Espagne, (FAAVTE), a demandé d’intervenir immédiatement pour clarifier devant l’Audiencia national, et les organes officiels compétents, les attentats perpétrés par le Polisario, et que Ghali soit arrêté rapidement». Cette ONG a souligné que le chef des séparatistes «a été autorisé à entrer et à être soigné illégalement dans un hôpital public de Logroño, bien qu’il fasse l’objet d’un mandat de recherche et d’arrêt, pour des attentats terroristes qui ont causé des meurtres et des blessures très graves, contre des travailleurs civils canariens de la société minière de Phosboucraa». De plus, l'ACAVITE accuse Brahim Ghali «d'être l'auteur intellectuel et matériel présumé, et qui a ordonné des assassinats, des enlèvements massifs, des blessures très graves et des disparitions d'équipages en haute mer des marins canariens de 1973 et jusqu'à la fin de 1986». H.T

Libé
Jeudi 6 Mai 2021

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