La grandeur de l'art miniature 2.0


Libé
Lundi 18 Octobre 2021

La grandeur de l'art miniature 2.0

Au détour d'une flaque, d'aspérités dans le bitume, ou dans l'intimité de leurs ateliers, les artistes de l'art miniature 2.0 rivalisent d'imagination et d'ingéniosité, pour créer des univers minuscules, exposés pour la première fois en France, à Paris.

Baptisée "Small is Beautiful" (petit c'est magnifique), l'exposition regroupe une vingtaine d'entre eux, considérés comme les stars mondiales du genre (Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon, Suède, Ukraine, Bosnie, Afrique du Sud, Belgique, Allemagne, Inde et France). Ils présentent une soixantaine de leurs oeuvres à la galerie Joseph jusqu'au 16 janvier.

Parmi eux, l'artiste britannique Slinkachu, né en 1979 et connu pour ses scènes de vie à partir de figurines miniature remodelées, repeintes puis installées et photographiées dans des espaces publics, et laissées sur place pour le plaisir des passants. Son monstre du Loch Ness, créé à partir d'un cordon de baskets vert dans une flaque, faisant face à deux personnages dans une capsule de bière, leur embarcation, a fait fureur sur les réseaux sociaux.

En parcourant l'exposition et les oeuvres, dont les plus petites font la taille d'une carte SIM et les plus grandes celle d'une grande boîte à chaussures, le public découvre une multitude d'univers: humoristiques (Pierre Javelle, France), oniriques (Lisa Swerling, Etats-Unis; Franck Kunert, Allemagne), revendicatifs (Thomas Doyle, Etats-Unis), inspirés autant des jouets d'enfants que du cinéma ou des séries télévisées.


Cinéma
 
La Marocaine Saândia Tajdin a remporté, vendredi à Amman, le prix de la meilleure actrice, lors du Festival international des films de Jordanie, pour son rôle dans le film "Al Ala" du réalisateur marocain Oussama Lamharzi Alaoui. Le film raconte l'histoire du jeune Ismail qui vit dans un village dans lequel il est le seul à savoir lire et écrire.
De son côté, le film néerlandais “Cuckoo” du réalisateur Jorgen Scholtens a raflé la plupart des prix du festival, remportant les prix du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario. Le prix du meilleur acteur a été attribué à Frank Lammers pour son rôle dans le film Cuckoo, et Denis Lavas pour son rôle dans le film tchèque “Figurant”.
Le jury du festival a, par ailleurs, recommandé de créer des prix supplémentaires et d’attribuer un prix spécial au Festival bahreïnien "Arous Al Bahr” pour l’intérêt qu’il porte à la question féminine. Cette 9ème édition porte le nom du réalisateur jordanien feu Saoud Alfayad en reconnaissance à ses contributions artistiques qui ont marqué la scène artistique jordanienne et arabe.
Organisé par le ministère de la Culture du 10 au 15 courant, le Festival international des films de Jordanie a pour ambition de contribuer au développement de l’industrie cinématographique jordanienne et des capacités artistiques et techniques des cinéastes du pays.
 
Festival
 
La 27ème édition du Festival panafricain de cinéma et de télévision de Ouagadougou (Fespaco), l'un des plus grands rendez-vous réunissant les cinéphiles des quatre coins du continent, s'est ouverte samedi soir dans la capitale burkinabaise.
Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie d'ouverture qui s'est déroulée au Palais des sports du quartier Ouaga 2000, en présence de centaines de cinéastes, de critiques et d'acteurs africains et étrangers.
Riche en tableaux et teintée de belles couleurs africaines, cette cérémonie a été animée par les artistes burkinabés "Smokey" et Hawa Boussim, ayant tous les deux gratifié l'assistance d'un spectacle haut en rythmes, danses et chorégraphies à l'appui.
Dans cette ambiance de joie et d'euphorie, la star de la musique du Sénégal, pays invité d'honneur de l'édition 2021, Didier Awadi, s'est produit avec l'art et la manière dont il a le secret, avant que la scène ne s'érige en tableau de danses traditionnelles et ancestrales incarnant le patrimoine africain, "peint" par le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly.
Ensuite, le chanteur sénégalais Baaba Maal a interprété ses meilleures chansons sous les applaudissements du public.
Le président burkinabé, accompagné des ministres de la Culture du Burkina Faso et du Sénégal, a, ensuite, donné le coup d'envoi de cette édition entamée par la projection du film "Atlantique" de Mati Diop.
Cet opus emmène les téléspectateurs dans une banlieue populaire de Dakar où les ouvriers du chantier d’une tour futuriste, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays via l’océan pour un avenir meilleur.
 
 
 


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