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La diva Samira Saïd réitère son soutien au peuple palestinien

Les Palestiniens subissent un système institutionnalisé de racisme et de ségrégation



La diva Samira Saïd réitère son soutien au peuple palestinien
Fervente défenseuse de la cause palestinienne, la diva marocaine Samira Said a condamné, dans un entretien accordé à notre alter ego Al Ittihad Al Ichtiraki, sous la plume de notre confrère Jalal El Goundali, le «massacre brutal» pratiqué par Israël contre les Palestiniens. Elle a dans ce sens souligné la nécessité de ne pas violer le caractère sacré de toutes les religions et de tous les individus. «La fierté et les croyances des Palestiniens ont été insultées, et le gouvernement sioniste a ciblé d'importantes infrastructures à Gaza, ce qui a conduit à davantage de répression contre le peuple palestinien déjà opprimé», a-t-elle souligné.

La chanteuse marocaine, installée depuis des années au Caire, a récemment republié, sur ses différentes pages des réseaux sociaux, une chanson sortie il y a plus de 15 ans, dans laquelle elle exprime son soutien et sa solidarité avec le peuple palestinien. «Mais la situation n’a pas évolué depuis, dit-elle. Au contraire, elle n’a fait qu’empirer et nous assistons toujours à une violation abjecte du droit international et des droits de l'Homme à Gaza», précise Samira Said. Et d’ajouter: «C'est une violation des règles internationales équivalant dans certains cas à ce qui semble être des homicides intentionnels constituant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité».

La chanteuse, avec une carrière longue de 50 ans, a tenu à rappeler que «les Palestiniens subissent un système institutionnalisé de racisme et de ségrégation qui ressemble à l'apartheid». «Israël soumet Gaza à une pénurie chronique d'électricité, de carburant, de nourriture et d'autres produits de base, tout en poursuivant sa campagne de violences militaires», a-t-elle noté, en appelant les artistes à davantage de soutien avec le peuple palestinien. «Il est évident que les positions des célébrités à l’égard de ce massacre sont très importantes sur le plan politique mais le soutien financier est également de plus haute importance», dit-elle.

Concernant la frappe menée par l’armée israélienne sur l'immeuble d'une dizaine d'étages abritant les locaux de médias internationaux, notamment la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et l'agence de presse américaine Associated Press (AP), la diva marocaine a estimé que «la destruction de cet immeuble est une violation flagrante des droits humains et est considérée internationalement comme un crime de guerre». «Le but de ce crime odieux est de faire taire les médias et de cacher le carnage et la souffrance indicibles de la population de Gaza», a-t-elle martelé, avant de rappeler qu’Israël ne veut « pas seulement répandre la destruction et la mort à Gaza, mais cherche aussi à réduire au silence les médias qui voient, documentent et disent la vérité sur ce qui se passe».

Connue pour sa discrétion sur sa vie privée, la diva de la chanson arabe s’est, par ailleurs, exprimée à cœur ouvert sur la chaîne égyptienne DMC, en faisant pour la première fois des confidences sur sa vie de famille, ses aspirations et sa carrière. Celle qui a une grande estime pour son père raconte que «malgré qu’il soit issu d’une famille très conservatrice, il était différent des autres membres de sa famille, il était plus ouvert». «En grandissant, j’ai réalisé combien il était ouvert d’esprit puisqu’il m’a permis de chanter à l’âge de 9 ans», a-t-elle souligné. Et d’ajouter : «Il avait beaucoup de mérite !».

Elle s’est également remémoré ses souvenirs avec Feu Hassan II qui, selon elle, était un grand passionné de l’art et la culture. «Il avait un sens artistique hors pair. C’était un grand connaisseur de la musique, il jouait de l’accordéon et dirigeait lui-même le célèbre orchestre Firqa Al Massiya. C’était un maestro au vrai sens du terme. J’avais peur lorsque je devais chanter devant lui, je devais être à la hauteur […] il était très fier de moi et avait confiance en moi, il était sûr que j’allais devenir une star. Il disait souvent: l’Egypte a Abdelhalim Hafez, nous, on a Samira», raconte-telle. L’artiste s’est, en outre, exprimée au sujet de ses deux mariages. Le premier avec le célèbre musicien égyptien Hani Mhana, qui a duré de 1990 jusqu’à 1994: «Certains membres de ma famille étaient contre ce mariage...et j’avoue que les déclarations récentes de Hani Mhana sur certains détails de notre vie m’ont un peu irritée», a-t-elle déclaré. «Je n’aime pas étaler ma vie privée, a-t-elle fait savoir, le mariage est sacré et ses secrets ne sont connus que des deux époux et les raisons de la séparation doivent rester entre les deux».

Pour ce qui est de son deuxième mariage avec l’homme d’affaires Mustapha Naboulsi, père de son fils Chadi, qu’elle a épousé de 1994 à 1999, la chanteuse a affirmé que c’est un homme pour lequel elle a beaucoup d’estime: «Nous sommes restés de bons amis après notre divorce. Je n’ai jamais dit qu’on est séparé, on a un lien éternel, on se respecte mutuellement, c’est quelqu’un de profondément bon, de bien éduqué», at-elle estimé.

M.O

Libé
Dimanche 23 Mai 2021

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