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La digitalisation joue un rôle prépondérant en matière d’impulsion de la croissance économique

Des efforts importants restent à déployer pour permettre au numérique de jouer un rôle énergique dans la création d’emplois et l’inclusion, selon le CMC




La dernière publication mensuelle «Maroc Conjoncture » (n° 316) du Centre marocain de conjoncture (CMC) est disponible. Dans ce spécial consacré au numérique au Maroc et à sa stratégie de développement, le Centre note que le Maroc s’emploie à faire du numérique l’outil décisif du perfectionnement de sa compétitivité.
« La volonté affichée par le Royaume laisse penser que les nouvelles technologies seraient à la base de la démocratisation de l’accès aux services financiers, de la réduction de l’ampleur du secteur informel et plus généralement d’une plus grande transparence dans l’implication des agents économiques et autres acteurs sociaux », souligne le CMC.
Cependant, si l’accès à l’Internet et l’utilisation des réseaux sociaux enregistrent une évolution explosive, le Centre estime qu’il n’en demeure pas moins que des efforts importants restent à déployer pour permettre aux dispositifs numériques de jouer un rôle énergique dans la création d’emplois pour les jeunes et dans l’inclusion.
Dans une note synthétisant les axes principaux de ce spécial, le Centre rappelle que le monde où nous vivons accorde une place de plus en plus large aux nouvelles technologies et soutient que « la digitalisation joue un rôle prépondérant en matière d’impulsion de la croissance économique dans ses différentes composantes sectorielles ».
Pour le CMC, il ne fait aucun doute que la digitalisation s’impose désormais comme un atout incontournable de la valorisation des facteurs de production et un composant infaillible de l’attractivité des investissements dans le monde.
« Le digital offre un immense potentiel qui peut rendre possibles de nouveaux modes de développement et aider les pays et les individus à accéder aux connaissances », poursuit le CMC.
L’occasion de rappeler que les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont largement contribué à la modernisation de l’administration publique de par le monde où elles prennent toute leur place dans la réforme de l’Etat.
Evoquant le cas du Maroc, le CMC rappelle que l’adoption des technologies numériques au sein de l’administration a déjà été amorcée depuis quelques années.
Mais si d’importantes avancées ont depuis lors été réalisées, il n’en reste pas moins vrai qu’il a un retard à rattraper, fait-il savoir. Et de noter que « les entreprises comme les particuliers attendent de l’administration l’introduction de plus de cohérence, de souplesse dans leurs démarches administratives et plus d’efficacité et de transparence dans les services que l’administration leur offre et qu’elle s’adapte à leurs besoins qui s’accroissent et se diversifient à mesure que la société de l’information progresse.
Des retards importants synonymes d’autant d’opportunités manquées, note également le Centre lorsqu’il évoque le haut débit dont la forte diffusion au Maroc « contribuerait à la réalisation des objectifs de développement visés : émergence, augmentation de la valeur ajoutée des exportations, emploi, etc., alors que la fracture du haut débit est pleine de menaces ».
Si le haut débit apporte de multiples bienfaits à l’économie et à la société, force est de constater que « le pays souffre d’un sous-développement du secteur en comparaison avec des pays comparables et les pays de la région MENA », déplore le CMC.
« La diffusion de l’Internet HD fixe est particulièrement faible, les services ADSL semblent pénalisés par la problématique du dégroupage de la boucle locale filaire majoritairement détenue par l’opérateur historique et les services de fibre optique sont encore sous-utilisés », constate-t-il.
Qu’à cela ne tienne, le CMC note tout de même l’émergence d’une activité à fort potentiel de développement grâce au commerce électronique qui a enregistré ces dernières années une petite percée parallèlement au développement de l’activité monétique au Maroc.
En effet, « la vente en ligne qui représente actuellement 1 % du montant global des paiements par carte bancaire est en progression au taux moyen de 35 % par an depuis 2015 », relève le CMC.
En dépit d’un chiffre d’affaires encore limité, tout porte à croire que le commerce en ligne présente un potentiel de développement important qui ne cesse de se confirmer avec la progression des sites marchands ces dernières années.
Il importe de soutenir ce mouvement à travers la levée des obstacles qui limitent encore l’offre et la demande sur ces sites à travers les réseaux du e-commerce et la mise en place de solutions de paiement en ligne adaptées aux besoins des consommateurs et entreprises.

Alain Bouithy
Mardi 22 Octobre 2019

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1.Posté par Azeddinebennani@me.com le 22/10/2019 07:09 (depuis mobile)
Tant que les responsables considèrent que le NUMÉRIQUE est un outil support aucune avancée réelle ne sera réalisée. Le phénomène NUMÉRIQUE doit être d’abord compris pour comprendre ses illustrations potentielles

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