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La culture en vedette à Oujda




La culture en vedette à Oujda
Séculaire, plurielle et accueillante, la ville d'Oujda, faite d’un brassage savamment dosé entre Orient et Occident, porte, une année durant, l’étendard de capitale de la culture arabe, ouvrant ainsi grandes ses portes pour mettre en scène son patrimoine matériel et immatériel. Le legs culturel oujdi dans toute sa splendeur et sa diversité sera ainsi à l'honneur du 13 avril 2018 au 29 mars 2019, l’occasion pour la cité millénaire de déployer tous ses attraits à la faveur de spectacles vivants, expositions artistiques, rencontres littéraires et colloques scientifiques à même de dynamiser le paysage culturel et de renforcer la visibilité de la ville à l’échelle internationale.
Après Rabat en 2003, la perle de l’Oriental éveille à coup sûr l'inspiration de tout un chacun pour explorer l’âme et l'esprit d’une ville dont la beauté des musées, la vénusté des palais, l’immensité des remparts, la cohue des souks et la magnificence des mosquées et des synagogues font bon ménage.
Jadis considérée comme point de relais sur la voie Sijilmassa-Orient, Oujda, de par son positionnement privilégié sur la plaine d’Angad, s’érige de nos jours en carrefour entre le Maroc et les pays d’Afrique d’une part et entre le Maroc et l’Europe via Nador d’autre part.
Fondée en 994 par Ziri Ibn Attia, Oujda, qui forme un condensé d’art et de savoir témoignant de l’intérêt porté au culturel depuis des lustres, peut s’enorgueillir d’avoir renfermé d’inestimables trésors à forte charge historique dont l’école Sidi Ziane, qui fut le plus ancien établissement d’enseignement moderne au Maroc, la grande mosquée, Dar Essebti, le musée Lalla Meryem, la bibliothèque Charif El idrissi (Dar Lmakhzen) et les portes de la médina.
Celle qui a servi d'appui aux dirigeants de la révolution algérienne contre le colonialisme français, peut également se targuer d’être la première ville marocaine à disposer d'une gare ferroviaire, d'un musée et de la première association culturelle en 1921 qui a représenté le Maroc au théâtre des nations à Paris en 1930.
De l’avis de Said Abid, coordinateur du Salon littéraire relevant du Centre d’études et de recherches humaines et sociales (CERHSO), le choix d’Oujda n’est pas fortuit mais reflète la dynamique culturelle que connaît la ville à l’échelle nationale et arabe, ce qui fait d’elle une cité du savoir et de vulgarisation du savoir.
Séculaire, le patrimoine oujdi, a-t-il poursuivi, doit son foisonnement entre autres à l’engouement sans égal des Oujdis pour le culturel, ayant permis à la ville de transcender son cachet de cité frontalière pour y insuffler un nouvel élan à même de promouvoir le tourisme culturel.
Oujda qui puise ses sources dans les différents affluents qui ont marqué son histoire a, au fil des années, donné naissance à une pléthore de personnalités intellectuelles, scientifiques et politiques, et s’est érigée en une destination privilégiée pour les chercheurs et les étudiants issus des pays arabes et africains, a fait observer M. Abid, appelant à tirer profit de cet événement via la création d’instances chargées d’assurer le suivi des chantiers culturels programmés au titre de l’année 2018.

Libé
Lundi 16 Avril 2018

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