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La Force du G5 Sahel en quête de fonds pour sa lutte antijihadiste

Reprise des opérations après l'attaque de son QG le 29 juin 2018 dans le centre du Mali


Jeudi 24 Janvier 2019

De "l'argent frais" devrait parvenir au G5 Sahel pour faire progresser ses projets de développement et relancer les opérations de sa force militaire antijihadiste, qui ont repris le 15 janvier, selon le secrétaire permanent de l'organisation Maman Sambo Sidikou.
"Nous sommes en discussion avec nos partenaires et il y a de l'argent frais annoncé par les Européens, et nous allons travailler très incessamment avec les Fonds arabes pour délimiter et préciser ce qu'ils vont faire", a déclaré M. Sidikou, cité dans un communiqué de la présidence du Niger mis en ligne sur son site lundi.
Le commandant de la Force G5 Sahel, le général Hanena Ould Sidi, a confirmé que la force militaire multinationale du G5 Sahel avait repris ses opérations "depuis le 15 janvier", en dépit du retard accusé par la livraison du matériel demandé.
MM. Sidikou et Ould Sidi ont été reçus lundi par le président nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel.
Cette reprise des opérations de la force conjointe avait été annoncée dimanche par la ministre française des Armées, Florence Parly.
Après une lente montée en puissance, la force, constituée par cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) et qui doit atteindre 5.000 hommes à pleine capacité, avait connu un coup d'arrêt avec l'attaque de son QG le 29 juin 2018 à Sévaré, dans le centre du Mali.
Les cinq Etats ont relancé parallèlement les appels à la communauté internationale pour que les quelque 420 millions d'euros de dons promis à la force soient versés.
Les chefs d'Etat du G5 Sahel doivent se réunir en sommet à Ouagadougou le 5 février.
La ministre française des Armées, Florence Parly, a par ailleurs réitéré  que la force française Barkhane (4.500 hommes) resterait présente au Sahel "tant que cela sera nécessaire, ce qui ne veut pas dire que nous avons vocation à être éternels".
"La vocation de cette force Barkhane, c'est de lutter contre le terrorisme et des groupes jihadistes nombreux sont dans cette zone du Sahel, ils menacent évidemment les régions en question mais aussi la sécurité des Européens et des Français", a-t-elle souligné.
Barkhane a également des missions de formation, d'entraînement et d'accompagnement des forces locales dans des opérations conjointes, a ajouté la ministre.
Des "dizaines de terroristes" ont ainsi été neutralisés en janvier lors d'opérations menées conjointement par Barkhane et les forces armées maliennes, a-t-elle rappelé.
Le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou, a indiqué, par ailleurs, à Abidjan, que la lutte contre le terrorisme dans la région passe par une approche globale, plaidant pour davantage de concertations à cet effet.
"Nous avons une communauté de destin. Il faut se consulter, prendre des conseils", a-t-il dit au terme d'un entretien avec le président ivoirien, Alassane Ouattara, ajoutant que la sécurité et le développement sont intimement "liés".
D'après lui, "les frontières sont artificielles de nos jours et nous avons des acteurs non étatiques qui les envahissent", en référence aux groupes terroristes.
Concernant les projets de son institution, le secrétaire permanent a rappelé que le G5 Sahel a reçu des promesses lors d’une récente conférence d’environ 2,4 milliards d’euros "pour 40 projets essentiels dans les domaines de la sécurité, de la résilience, du développement humain et des infrastructures".
"Nous avons besoin d’accompagnement et de partager ces expériences", a insisté M.Sidikou.
"La Côte d’Ivoire qui a une croissance économique notable est un succès important pour notre espace sahélien", a-t-il indiqué, soulignant l'importance du port autonome d’Abidjan qui est la base d'approvisionnement de plusieurs pays du G5 Sahel.
A rappeler que  dix Casques bleus tchadiens ont été tués et au moins 25 autres ont été blessés dimanche dans une attaque jihadiste dans le nord-est du Mali, a annoncé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, dans un communiqué.
Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'attaque, indiquant avoir agi "en réaction contre la visite (dimanche) du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Tchad", selon l'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance


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