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La FIJ et le SNPM se réunissent avec les parties concernées par les affaires de Raissouni et Radi

Anthony Bellanger appelle à un procès juste et équitable, tant pour les journalistes que pour les plaignants


Abdel Kebir Khchichne Notre syndicat refuse toute forme de politisation des affaires judiciaires

La FIJ et le SNPM se réunissent avec les parties concernées par les affaires de Raissouni et Radi
«Je ne suis pas au Maroc pour faire la promotion de la FIJ,  je suis venu ici pour travailler avec le SNPM et les journalistes du terrain pour observer ces affaires (de Slimane Raissouni et Omar Radi)». C’est ce qu’a tenu à préciser Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), lors d’un point de presse organisé conjointement par le Syndicat national de la presse marocain (SNPM) jeudi après-midi à Casablanca, entre le SNPM et la FIJ, première organisation mondiale de la profession représentant 600.000 journalistes dans 150 pays.

Lors de son séjour au Maroc, le secrétaire général de la FIJ a tenu, en compagnie des membres du SNPM, des rencontres et des réunions avec toutes les parties concernées par ces deux affaires judiciaires.

«Notre approche au sein de la FIJ est que toutes nos décisions sont prises en concertation avec les syndicats nationaux affiliés à notre organisation et qui militent sur le terrain et après avoir entendu tout le monde. Je suis un journaliste et je ne peux pas descendre de l’avion et faire une déclaration, alors que je n’ai entendu personne. Notre démarche consiste donc à entendre toutes les parties concernées afin d’appréhender une affaire», a souligné Anthony Bellanger lors de cette conférence de presse en présence d’Abdel Kebir Khchichne, président du Conseil national du SNPM et Hanane Rihab, vice-présidente du SNPM chargée des libertés.

«Tout le monde a compris la démarche qui est la nôtre», a-t-il mis en exergue, tout en se gardant de porter des jugements et de dire qui a tort et qui a raison, car «c’est à la justice de trancher» ce genre de litiges.

Il y a lieu de signaler que les représentants de la FIJ et du SNPM ont assisté aux audiences de la Cour d’appel de Casablanca où comparaissent les journalistes Souleymane Raissouni et Omar Radi, poursuivis pour tentative d’attentat à la pudeur avec violences et séquestration sur un activiste marocain de la communauté LGBT pour le premier et pour un viol d’une journaliste marocaine avec laquelle il travaillait, pour le second.

La FIJ et le SNPM ont également organisé un sit-in devant la Cour d’appel de Casablanca en charge des affaires criminelles, quelques minutes avant le début des audiences, mardi 29 juin.

En outre, les représentants des deux organisations ont rencontré à Casablanca l’ensemble des parties impliquées dans ces deux affaires, afin de bien en appréhender les enjeux. Ainsi, ils ont rencontré les différents avocats de Souleymane Raissouni et Omar Radi ; l’épouse de Souleymane Raissouni, Khouloud Mokhtari; le père d’Omar Radi, Driss Radi ; trois membres du comité «Free Omar Radi», les journalistes Salaheddine Lemaizi et Imed Stitou ainsi que Mohamed Zoukari; les deux plaignants, la journaliste Hafsa Boutahar, et l’activiste de la communauté LGBT «Mohamed Adam» ; les avocats respectifs des deux plaignants; les responsables de l’Association marocaine des droits des victimes (AMDV), dont la présidente Aicha Kelaâ et les membres de son bureau ; et Najiba Jalal, présidente de l’Association Bait Al Hikma («La Maison de la sagesse).

Et à l’issue de ces entretiens, qui ont duré à peu près 20 heures, Anthony Bellanger a affirmé dans la déclaration commune aux deux organisations que la FIJ défend le principe qu’«un journaliste n’est donc ni juge, ni policier, et, à ce titre, je veux redire que la Fédération appelle, depuis le début de ces affaires, à un procès juste et équitable, tant pour les journalistes incarcérés que pour les plaignants dans ces deux affaires». Et d’ajouter : «Nous nous inquiétons également de la durée excessive des instructions et de l’état de santé de Souleymane Raissouni en grève de la faim depuis des semaines. Ces durées excessives de la justice marocaine sont néfastes, pour ne pas dire intolérables, pour les deux parties, dans un état de droit».

Pour sa part, Abdel Kebir Khchichne, le président du Conseil national du SNPM, a réitéré les positions de principe déjà soulignées par ledit syndicat depuis le déclenchement de ces deux affaires.

«Dès 2020, le SNPM a été en première ligne pour écouter nos adhérents et les autres journalistes impliqués, et nous avons refusé d’emblée de participer à une forme de politisation de ces affaires juridiques graves», a-t-il mis en avant.

Selon lui, «les règles de conduite de notre profession s’appliquent aussi lorsque des journalistes sont impliqués et c’est pour cette raison que nous sommes allés visiter nos deux confrères en prison le 28 mai 2021 et nous avons demandé à Souleymane Raissouni de mettre fin à sa grève de la faim. C’est pour cette raison également que nous avons longuement écouté notre consoeur, Hafsa Boutahar, et notre confrère Omar Radi, avant son arrestation. Nous avons mis à sa disposition les locaux du syndicat à Rabat pour y tenir des conférences de presse».

Dans cette déclaration commune, Abdel Kebir Khchichne a réitéré l’engagement du SNPM «à suivre attentivement ces deux affaires et s’assurera du bon déroulement des procédures judiciaires, qui doivent rester équitables pour toutes les parties».

Mourad Tabet

Libé
Vendredi 2 Juillet 2021

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