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La Catalogne annonce la tenue d'un référendum indépendantiste le 1er octobre




Le président indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, a annoncé vendredi qu'il organiserait le 1er octobre un référendum sur l'indépendance de sa région du nord-est de l'Espagne, en dépit de son interdiction par la justice.
"Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de République?" sera la question posée aux Catalans, a dit M. Puigdemont, revendiquant le "droit à un référendum d'autodétermination".
M. Puigdemont n'a cependant pas encore signé le décret de convocation de la consultation interdite par la Cour constitutionelle et qui mettra en délicatesse avec la loi toutes les personnes qui participeront à son organisation.
Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a pour sa part toujours assuré qu'un tel référendum n'aurait pas lieu laissant entendre, sans les révéler, qu'il prendrait des mesures préventives en ce sens.
Les Catalans sont divisés sur l'indépendance: 44,3% pour et 48,5% contre, selon le dernier sondage d'un institut gouvernemental.
Par ailleurs, à quelle autorité se vouer? Les fonctionnaires de Catalogne craignent de vivre un conflit de loyauté si le gouvernement indépendantiste de leur région du nord-est de l'Espagne avance dans ses plans sécessionnistes et leur demande de prendre des mesures illégales.
Leur collaboration semble indispensable pour organiser le référendum d'autodétermination que le président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, prépare et dont il devrait annoncer la date vendredi.
Pour cette consultation il faudra dresser des listes d'électeurs, imprimer et distribuer des bulletins, ouvrir des écoles comme bureaux de vote, assurer la sécurité, etc.: autant de tâches en principe dévolues à des fonctionnaires.
Mais le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy répète qu'il s'agit d'un référendum interdit car la Constitution ne permet pas de consulter le peuple sur une seule portion du territoire quand il s'agit d'un enjeu national.
"Je suis certain que tous les fonctionnaires de Catalogne respecteront la loi", a insisté début juin le porte-parole du gouvernement central, Íñigo Méndez de Vigo.
Des paroles qui sonnent comme un avertissement pour les quelque 300.000 employés de la fonction publique de la région de 7,5 millions d'habitants, qui se sentent pris entre deux feux.
Car enfreindre les ordres de leurs supérieurs dans la région pour respecter la loi peut leur valoir des sanctions disciplinaires régionales.
Mais ils risquent aussi, s'ils les suivent, d'être inhabilités par la justice et de perdre leur travail.
Le gouvernement espagnol pourrait même décider, dans certains cas de figure, de prendre le contrôle direct de l'administration catalane et imposer des sanctions immédiates aux fonctionnaires désobéissants.

Samedi 10 Juin 2017

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