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L'université, vivier de la culture et des arts




L'université est le vivier de la culture et des arts au Maroc et dans le monde entier, a affirmé jeudi à Rabat, l’universitaire et président de l'Association Souss-Massa pour le développement culturel, Hassan Benhalima.
Lors d’une conférence-débat relative au "Rôle des universités et institutions de formation dans le domaine culturel", tenue dans le cadre du Festival Visa For Music, M. Benhalima a jeté la lumière sur la nécessité de promouvoir la culture dans le milieu scolaire et universitaire. D’après lui, la culture permet à l’étudiant de développer une plus grande ouverture d’esprit et des sentiments de tolérance, de paix et d’échange.
Dans ce sens, il a encouragé la promotion de toutes les formes d’expression culturelle, que ce soit à travers la poésie, l’écriture, la peinture ou encore le chant, ajoutant qu'"elles développent chez l’étudiant plus de créativité et d'innovation".
M. Benhalima a, par ailleurs, mis en exergue l’importance de la culture dans le développement d’un territoire, parfois même enclavé, ce qui, selon lui, est le cas de plusieurs villes comme Essaouira, Asilah, Tiznit ou encore Chefchaouen.
Il a souligné, enfin, la nécessité de traiter les aspects culturels, économiques, environnementaux et sociaux dans un même ensemble, ce qui permettra de donner lieu à un développement durable, ne laissant pas place à une dichotomie entre les différents secteurs.
De son côté, l’enseignant universitaire et directeur de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), Rachid Mountassar, a indiqué que "les actions culturelles menées par les universités ont un rôle primordial pour l’inculcation des valeurs de tolérance et de rejet de la violence", saluant à cet égard les initiatives personnelles de plusieurs professeurs, doyens et présidents d’université pour le déploiement des activités culturelles au sein de l’université, notamment avec l’instauration de plusieurs festivals.
Ces actions ont contribué à la sensibilisation des décideurs politiques quant à l’importance de l’art, ce qui a permis la création des facultés des lettres et des arts, a souligné M. Mountassar, mettant en relief le rôle joué par l’ISADAC dans le développement de l’action culturelle et artistique, plus particulièrement dans l’activité théâtrale.
Pour sa part, la professeure de littérature française à l’Université de Béni Mellal, Fatima Zahra Salih, s’est interrogée sur la manière d’aborder la culture au sein de l’université (activité parallèle ou matière à part entière). Elle a, dans ce sens, déploré le manque d’intérêt vis-à-vis de la culture populaire marocaine et du conte populaire, exprimant son souhait de mettre en place un recueil regroupant les contes populaires marocains, pour permettre une documentation concrète sur le sujet.

 

Libé
Samedi 23 Novembre 2019

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