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L’ opération d'El Guerguarat, un succès aussi militaire que diplomatique




Plus que sur le plan militaire, c’est sur le terrain diplomatique que se manifeste le succès des FAR à El Guerguarat. En effet, cette opération a permis au Royaume de recueillir un nombre important de soutiens, isolant davantage l’Algérie et le Polisario en Afrique et dans le monde arabe. Dans les premières heures du vendredi 13 novembre, les Forces Armées Royales avaient libéré le passage d’El Guerguarat. La parenthèse du blocage du corridor, depuis le 21 octobre, par des éléments du Polisario était ainsi fermée grâce à une opération militaire de quelques minutes sans effusion de sang, menée sous le regard des Casques bleus de la MINURSO.

Le flux de circulation des personnes et des biens entre le Royaume et sa profondeur africaine a ainsi été rétabli. Les exportations marocaines ont renoué avec les marchés africains. Parallèlement à la reprise de l’activité économique, les soldats marocains ont terminé la construction d’un mur de protection de la zone d’El Guerguarat pour éviter toute nouvelle incursion du Polisario et les autorités civiles se sont lancées dans des travaux de construction de routes, d’une mosquée et autres édifices dans le cadre d’un plan de développement global de la zone. Sur le plan diplomatique, le Royaume a enregistré un succès indescriptible illustré par le grand nombre d’adhésion à son action. Une semaine après l’intervention, aucune puissance mondiale, y compris la Russie, ne l’a condamnée. Mieux, des capitales mondiales et des organisations internationales, telles l’ONU et l’UE, se sont félicitées de la reprise des mouvements civils et commerciaux entre le Royaume et l’Afrique subsaharienne. Le Maroc s'est enorgueilli du nombre important de pays de la Ligue arabe, de l’Union africaine et d’Amérique latine ainsi que des Iles Caraïbes qui lui ont apporté un ferme soutien.

L’opération d’El Guerguarat a également obligé l’Algérie à se démasquer et à crier haut et fort qu’elle est plus que jamais partie prenante dans ce conflit qu’elle a créé et non comme «simple pays observateur neutre». Ce qui a conforté les positions du Maroc qui a toujours qualifié, tout au long des quatre dernières décennies, l’Algérie de véritable partie prenante dans le conflit du Sahara. Des revers diplomatiques qui feraient retourner Caid Salah dans sa tombe et que le général Chengriha et ses compagnons algériens ainsi que leur porte-voix du Polisario ne parviennent pas encore à digérer. Les réactions hostiles d’une partie de la presse algérienne à l’encontre de la Ligue arabe témoignent de l’isolement du voisin de l’Est au sein du monde arabe. Un isolement que ne manquera pas d’exacerber la décision de la Jordanie d’ouvrir un consulat général à Laâyoune, comme cela a été annoncé par S.M le Roi Abdallah II à l’occasion d’un entretien téléphonique avec S.M le Roi Mohammed VI, jeudi 19 novembre. 

Malgré ces succès, la guerre diplomatique entre le Maroc et l’Algérie sur la question du Sahara est appelée à connaître l’ouverture d’un nouveau front à l’occasion du sommet extraordinaire de l’Union africaine, le 6 décembre à Addis-Abeba. Ironie du sort, le sommet est consacré à la thématique «Faire taire les armes» sur le continent.

Ahmadou El-Katab

​Le Guatemala appelle au respect des résolutions du Conseil de sécurité

Le gouvernent de la République du Guatemala a appelé à la retenue et au respect des résolutions du Conseil de sécurité relatives au cessez-le feu, suite aux mesures prises par le Royaume du Maroc afin de mettre un terme au blocage du passage d'El Guerguarat par les séparatistes du Polisario. "Le gouvernement de la République du Guatemala suit de près les développements survenus au poste-frontière d'El Guerguarat au Royaume du Maroc depuis le 13 novembre 2020 et, à la lumière des tensions dans la région et de l'évolution rapide des événements, appelle à la retenue et au respect des résolutions du Conseil de sécurité relatives au cessez-le-feu", a indiqué le gouvernement guatémaltèque dans un communiqué. Le Guatemala a également mis l’accent sur la nécessité de "s'abstenir de tout acte de provocation à même de nuire aux intérêts économiques et commerciaux dans la région", ajoute la même source. Dans ce sens, le communiqué a souligné l'importance du dialogue et de la reprise du processus politique afin de parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux paramètres établis par les résolutions du Conseil de sécurité, dans le respect de la légalité internationale, en particulier les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale des Etats.

Libé
Dimanche 22 Novembre 2020

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