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Aujourd’hui et depuis ce mercredi 05 mai 2010, la FSTE a donc un nouveau doyen, qui n’est autre que l’adjoint qu’avait eu le temps de nommer le doyen démissionnaire dans la précipitation. La procédure qui a mené à cette nomination (du nouveau responsable), ne s’est pas déroulée dans une totale quiétude : La commission de sélection prévue par la loi 01/00, étant l’élément central de la question, il est nécessaire de savoir que ses membres sont proposés par le président de l’Université concernée. La prérogative du président de proposer les membres de la commission de sélection, sous-entend sans ambiguïté, que le législateur a misé sur la sagesse du président de l’université, pour assurer l’impartialité de la commission ainsi que les compétences requises chez les membres du jury (expérience, intégrité, maturité, renommée,…). Ne s’agit-il pas, en effet, de sélectionner trois candidats pour les présenter au jugement des autorités supérieures du pays, dans la perspective d’une affectation par Dahir Royal à un emploi supérieur?
Plusieurs arguments montrent pourtant que cette sagesse supposée, fut absente dans la procédure suivie par l’administration de l’Université Moulay Ismaïl : La commission de sélection du doyen de la FSTE a été constituée sur mesure. Un membre influant de cette commission, ancien doyen de la FST de Settat est un proche collaborateur scientifique et technique de deux candidats (directeur de thèse de l’un d’eux). De même que le membre de la commission, exerçant à la FSTE a été choisi dans l’unique but de favoriser un de ces deux candidats, qui lui est très proche (footing quotidien,…). Les autres caractéristiques de ce « juge », sont un manque manifeste d’expérience, concernant la chose administrative et la réglementation ; ajoutée à cela, une haine maladive non cachée envers d’autres candidats. Par ailleurs, le président de la commission de sélection est un président actuel d’université, dont la presse nationale a rapporté les divers problèmes de son institution et notamment ceux justement liés à la gestion de tels concours.
Les candidats à ce concours sont tous bien connus à la Faculté d’Errachidia. Les calibres des candidatures et le choix effectué par la commission de sélection, ne laissent aucun doute dans les esprits des observateurs locaux. Diverses parties ont lourdement pesé dans les procédures liées à cette nomination, dans un unique objectif : placer à la tête de l’administration de la FSTE, une personne qui saura, sagement et sans murmure, taire les dysfonctionnements multiples et les dépassements divers, qu’a connus l’établissement depuis le lancement du chantier en 1992, puis son inauguration en 1994 et jusqu’à nos jours, et notamment aux niveaux économique et financier, sans parler de la paralysie au niveau pédagogique.
Ces parties agissant dans l’ombre, dénuées de toute valeur patriotique et civique, n’ont que faire des questions pédagogiques ou de recherche. Leur souci n’est pas l’avenir de la jeunesse. La réforme, un projet de développement de la Faculté, le Plan d’urgence ou les différents plans lancés pour sauver la machine éducative : peu leur importe. Tout ce qu’ils veulent à la FSTE, c’est un concierge qui garde bien au chaud et loin des yeux indiscrets, les clés des tiroirs cachant les dossiers qui dévoileraient les irrégularités et entorses à la loi qui ont empêché jusque-là, la Faculté des sciences et techniques d‘Errachidia de pouvoir prétendre au statut entier de véritable établissement d’enseignement supérieur.
C’est pour toutes ces raisons que nombre d’acteurs de cet établissement et de la région, ne cessent depuis des années, d’exprimer la nécessité de soumettre la Faculté à un audit complet, inévitable pour lui permettre après 15 ans de fonctionnement boiteux, de prendre un nouveau départ, et sauver ce qui peut encore l’être.