Libération






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L'émissaire de l'ONU en Libye rencontre les deux dirigeants rivaux


Libé
Mardi 15 Février 2022

L'émissaire de l'ONU en Libye rencontre les deux dirigeants rivaux
L'émissaire de l'ONU Stephanie Williams a rencontré dimanche en Libye les deux dirigeants rivaux, les appelant à "préserver la stabilité", sans prendre position. Minée par les luttes de pouvoir et les divisions, la Libye a aujourd'hui deux Premiers ministres siégeant dans la capitale Tripoli. Le Parlement a en effet désigné le 10 février Fathi Bachagha pour remplacer à la tête du gouvernement Abdelhamid Dbeibah qui a refusé jusqu'ici de céder le pouvoir. Dans ce chaos politique, l'Américaine Stephanie Williams, conseillère spéciale du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres pour la Libye, a rencontré à Tripoli M. Dbeibah, lui réitérant "l'importance pour tous les acteurs" de préserver la stabilité. Mme Williams a également "rencontré le Premier ministre désigné", M. Bachagha, à qui elle a "souligné la nécessité d'aller de l'avant de manière inclusive, transparente et consensuelle, et de maintenir la stabilité". "L'accent doit continuer à être mis sur la tenue d'élections nationales libres, justes et inclusives dans les plus brefs délais", lui a-t-elle signifié, confirmant la position de neutralité adoptée par l'ONU dans ce dossier complexe. Jeudi, le porte-parole de l'ONU a d'abord déclaré que l'organisation internationale continuait de reconnaître M. Dbeibah comme Premier ministre, mais M. Guterres a nuancé cette position le lendemain en indiquant avoir "pris acte" de la désignation de M. Bachagha et en appelant "toutes les parties à continuer de préserver la stabilité en Libye comme priorité absolue". La Libye, pays qui détient les plus importantes réserves de pétrole d'Afrique, est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 lors d'une révolte populaire. Après des années de violences, un processus politique parrainé par l'ONU a abouti à la désignation début 2021 d'Abdelhamid Dbeibah pour gérer la transition jusqu'à des élections présidentielle et législative. Celles-ci prévues initialement en décembre 2021 ont finalement été reportées sine die en raison des divergences. Le Parlement, qui est basé à Tobrouk dans l'est du pays, estime que le mandat de l'exécutif a expiré avec ce report, mais M. Dbeibah a affirmé qu'il ne céderait le pouvoir qu'à un gouvernement élu. M. Bachagha a jusqu'au 24 février pour former son gouvernement et le soumettre au Parlement.


Lu 858 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS