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L’économie nationale enregistre un taux de croissance de 3% en 2018

Le taux de chômage recule tout en restant élevé parmi les jeunes


Libé
Mercredi 31 Juillet 2019

Sa Majesté le Roi recevant le Wali de Bank Al-Maghrib.
Sa Majesté le Roi recevant le Wali de Bank Al-Maghrib.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, lundi 29 juillet 2019 au Palais Royal de Tétouan, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, qui a présenté au Souverain le Rapport annuel de la Banque centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2018.
Dans son allocution devant Sa Majesté le Roi, M. Jouahri a indiqué que dans un environnement international incertain, l’économie nationale a enregistré un taux de croissance de 3%, impactée en particulier par la lente reprise des secteurs non agricoles.
Toutefois, le taux de chômage a reculé à 9,8%, tout en restant élevé parmi les jeunes, notamment citadins.
Au niveau des équilibres macroéconomiques, il a précisé que la consolidation budgétaire a connu un certain ralentissement, le déficit s’étant accentué à 3,7% du PIB. En parallèle, le déficit du compte courant s’est aggravé à 5,5% du PIB, malgré la poursuite d’une performance notable des exportations. En outre, les afflux d’investissements directs étrangers ont atteint 47,4 milliards de dirhams et les réserves internationales nettes se sont établies à un niveau équivalent à un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services. Dans ce contexte, l’inflation a affiché une accélération à 1,9%, tirée en grande partie par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils.
Au regard de ces évolutions, a indiqué M. Jouahri, Bank Al-Maghrib a maintenu l’orientation accommodante de sa politique monétaire, ce qui s’est traduit par une baisse des taux débiteurs qui a bénéficié notamment aux entreprises. La banque a également poursuivi le renforcement du cadre réglementaire du secteur bancaire, tout en accompagnant ce dernier pour assurer sa conformité aux normes internationales, notamment celles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et pour permettre un financement adéquat de l’économie.
Par ailleurs, M. Jouahri a souligné que Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Economie et des Finances ont achevé, dans le cadre d’une démarche participative, l’élaboration de la Stratégie nationale de l’inclusion financière, qui vise la résorption du déficit et la réduction des inégalités dans ce domaine. L’année a été marquée également par le lancement du processus de flexibilisation graduelle du régime de change qui a pour principal objectif de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes et de soutenir sa compétitivité. La première année de mise en œuvre de cette réforme, a précisé M. Jouahri, s’est déroulée dans de bonnes conditions.
Le wali de Bank Al-Maghrib a conclu que ces évolutions qui ont marqué l’année 2018 laissent suggérer que la performance de notre économie reste insuffisante pour répondre aux attentes sociales croissantes. A cet effet, la remise de notre pays sur un sentier de croissance plus élevé, tel que celui enregistré lors de la première décennie de ce siècle, requiert la poursuite des réformes avec toutefois une plus grande exigence en termes d’efficacité et de rendement et une meilleure prise en compte des mutations de l’environnement international.
Ainsi, au regard des défis auxquels fait face notre tissu productif, pâtissant des vulnérabilités structurelles et affaibli par la concurrence du secteur informel, M. Jouahri a appelé à ce que la politique publique inscrive parmi ses priorités la création d’un environnement propice au développement de l’entreprise marocaine et au renforcement de sa compétitivité.
Pour cela, il est impératif, selon M. Jouahri, d’accélérer la mise en œuvre de la réforme du système d’éducation et de formation, qui a souffert des calculs politiques, à un moment où les exigences du marché du travail sont de plus en plus élevées en relation en particulier avec les implications de la révolution digitale.
Au niveau des finances publiques, le wali de Bank Al-Maghrib a indiqué que le ralentissement temporaire de la consolidation budgétaire peut paraître, pour certains, un choix approprié dans un contexte de décélération de la croissance et de besoins sociaux pressants. Toutefois, il a précisé qu’il ne faudrait pas que cela occulte le niveau élevé de l’endettement public, qui appelle à une vigilance accrue.
Sur un autre volet, M. Jouahri a ajouté que la refonte en cours de la politique sociale, axée sur le ciblage des ménages, paraît une démarche prometteuse, dont la finalisation à temps requiert une mobilisation continue, ce qui faciliterait par ailleurs la réforme de la compensation et permettrait de dégager une marge de manœuvre pour l’investissement économique et social. Il a également rappelé qu’il est urgent de faire aboutir le chantier de la réforme de la retraite pour assurer la pérennité de l’ensemble des régimes.
Le wali de Bank Al-Maghrib a souligné qu’en dépit de ces défis, le Maroc continue sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi de jouir d’un statut privilégié au niveau régional et international. Pour préserver ce statut et le fructifier au bénéfice de la croissance et de l’emploi, un véritable sursaut de toutes les forces vives du pays est impératif. Celles-ci sont appelées à dépasser les considérations étroites d’ordre personnel et partisan pour se mobiliser au service des intérêts du pays et des citoyens.

​La Bourse de Casablanca en bonne mine

La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine allant du 22 au 26 juillet 2019 en hausse, ses deux principaux indices, Masi et Madex, gagnant respectivement 0,71% et 0,72%.
Au terme de cette semaine, le Masi, indice global composé de toutes les valeurs de type action, s'est situé à 11.563,98 points et le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, à 9.419,69 points.
Quant aux indices internationaux, le FTSE CSE Morocco 15 s'est apprécié de 1,29% à 10.393,43 points pour porter à +1,19% sa performance depuis le début de l'année et le FTSE Morocco All-Liquid a gagné 0,67% à 10.002,89 points, ramenant ainsi sa performance annuelle à +2,55%.
Concernant l'indice de référence Environnement, social et gouvernance (ESG) "Casablanca ESG 10", il a avancé de 0,27%, dépassant la barre de 900 points à 914,55 points, rapporte la MAP.
Au niveau sectoriel, 16 compartiments ont tiré la cote vers le haut, signant des performances allant de 3,79% pour "Loisirs/Hôtels", à 0,18% pour "Sociétés de portefeuille/ Holdings".
Le compartiment "Electricité" a terminé également la semaine dans le vert, signant la seconde plus forte hausse sectorielle avec 2,98%. La performance annuelle s'étant ainsi réduite à -0,90%.
Le secteur des "Télécommunications" a gagné 1,79%, suite à la bonne tenue de son unique titre Itissalat Al-Maghrib (+1,13% depuis le début de l'année).
A la baisse, le secteur "Equipements électroniques et électriques" ne s'est pas aligné sur le mouvement haussier de cette période lâchant 5%, enregistrant la plus forte baisse sectorielle, suivi des secteurs "Ingénierie et biens d'équipement" (-1,30%) et "Assurances" (-0,10%).
Par ailleurs, la capitalisation boursière s'est chiffrée à près de 593,23 milliards de dirhams (MMDH), tandis que le volume global s'est élevé à environ 541 MDH dont 417 MDH réalisés sur le marché central.
Quant aux valeurs individuelles, le titre Disway s'est offert la meilleure performance de la cote. Dans de faibles échanges de 13.649,85 DH, le titre a gagné 16,15% à 302 DH.
La seconde meilleure performance individuelle a été enregistrée par Fenie Brossette, qui a pris 9,16% à 71,73 DH. En outre, Atlanta a gagné 5,82% à 64,55 DH, et Cosumar 3,43% à 211 DH.
En revanche, M2M Group (-6,19% à 455 DH), Eqdom (-5,61% à 1128 DH), Lesieur Cristal (-1,09% à 181 DH) ont accusé les plus fortes baisses de la période.
Itissalat Al-Maghrib était la valeur la plus active de la cote s'accaparant 34,73% des transactions, suivie par Attijariwafa Bank avec 13,86%, Sodep Marsa Maroc (7,44%) et Cosumar (7,37%).


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