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L'école Abderrahim Bouabid, toujours vivante




L'école Abderrahim Bouabid, toujours vivante

Le 8 janvier 1992, Abderrahim Bouabid avait quitté la vie et la scène politique, après s'être enquis, jusqu'à son dernier souffle, de la situation du pays pour lequel il vouait une folle passion
L'USFP et l'ensemble des militants de gauche  commémorent aujourd'hui son 17ème  anniversaire de ce grand militant qui fut non seulement l'homme des épreuves difficiles, mais également un démocrate exemplaire, un visionnaire incontestable et un nationaliste de la première heure. Il fut l'un des plus jeunes signataires du Manifeste de l'Indépendance et a lutté avec courage et abnégation pour que le Royaume sorte du joug du Protectorat et recouvre son indépendance.
Devenu le tout premier ministre de l'Economie et des Finances d'un Maroc indépendant, il a continué de se battre et de rêver de démocratie et de dignité pour l'ensemble de nos concitoyens. C'est sous son autorité que notre pays s'est détaché de la zone franc pour créer sa propre monnaie et qu'il y a eu des négociations pour la récupération des grandes entreprises contrôlées par la Banque de Paris et des Pays-Bas. Il a également créé de nombreuses entreprises publiques et permis à l'économie marocaine d'exister et de se développer.
Contrairement à d'autres dirigeants et hommes d'Etat, il refusait de s'enfermer dans la position confortable du tout ou rien. Alors que certains préconisaient le changement par le haut, il estimait que l'avenir du pays est l'œuvre de tout un chacun. Dans le feu de l'action pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume, il a continué à mettre l'accent sur la nécessité de la démocratisation des instances de l'Etat. Il n'hésita ni à proclamer haut et fort la marocanité du Sahara, ni sa prédisposition, ainsi que celle de ses amis, parmi lesquels nombreux étaient derrière les barreaux et purgeaient injustement des peines de prison, à défendre cette cause nationale.
La démocratie, disait-il souvent, est un apprentissage quotidien et permanent. Elle s'apprend et s'exerce par les voies de la lutte  pour son instauration. Nationaliste de la première heure, il savait trouver la formule idoine pour surmonter les difficultés inhérentes à une crise qui perdurait sur les plans politique et économique ainsi que dans le domaine social. A chaque situation précise, il apportait une réponse et une solution particulières.
En 1981, alors que les locaux du parti étaient sous scellés et que des centaines de cadres de l'USFP avaient été arrêtés, il n'a pas hésité à attirer l'attention des responsables sur les dangers qui couvaient derrière l'acceptation d'un référendum au Sahara. En visionnaire, il est allé jusqu'à expliciter les risques d'atteinte à la souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes. Feu Hassan II a reconnu, par la suite, sa clairvoyance en annonçant qu'il y aurait une consultation populaire à propos du référendum préconisé au Sahara.  Grâce à Abderrahim Bouabid, des centaines de militants ont pu retrouver leur liberté et des exilés retourner dans leur pays.
8 janvier 1992 - 8 janvier 2007, dix sept ans se sont écoulés. Mais le souvenir de ce grand leader est vivace et continue à guider les militants de l'USFP. Son école politique demeure plus que jamais d'actualité comme en témoignent le dynamisme et la force dont  le parti a fait montre à toutes les étapes et les tournants de sa vie. Notamment lors du VIIIème Congrès national qui a été, de l'avis de tous, un grand moment important dans l'histoire de l'USFP et qui a été couronné d'un succès qui augure à la fois de la profondeur de son ancrage dans la société et de son importance incontournable sur l'échiquier politique marocain.

Libe libe
Jeudi 8 Janvier 2009

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