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L’ association Al-Irfane promeut la culture en milieu populaire





Dans le souci de promouvoir l’animation sociale dans les quartiers populaires de la métropole, l’association “Al Irfane” pour l’action culturelle et sociale œuvre inlassablement pour familiariser les habitants de ces secteurs avec les arts et la culture, tout en soutenant les plus précaires pour acquérir des capacités à même de faciliter leur intégration dans le tissu socio-économique. L’association veille, à travers la supervision de la gestion d’un centre de formation en animation culturelle et artistique dans la commune de Sidi Belyout, à assouplir les procédures d’accès à cet espace depuis sa création en 2007, conformément aux objectifstracés par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, consistant notamment en la promotion sociale des personnes en situation de vulnérabilité et à la diffusion des valeurs d’ouverture via l’animation artistique et culturelle. Pour faire bénéficier un plus large spectre d’individus de ses prestations, le centre ne cible pas uniquement les habitants des quartiers populaires à proximité, mais il accueille aussi des migrants subsahariens, passionnés de culture et d’art, dans un climat de tolérance, de cohabitation et de fusion avec le legs culturel africain. Dans ce contexte, le président de l’association, Abdelaziz Karraky, a affirmé que grâce à l’engagement et à la mobilisation des différents opérateurs et composantes de la société civile, le conseil de la ville et les autorités locales, le centre est parvenu, depuis 2018, à autofinancer son programme annuel, en s’appuyant sur les seuls revenus générés par les activités artistiques et culturelles publiques.

En temps normal, une seule activité du centre peut attirer quotidiennement près de 200 personnes, ce qui est hors de portée à l’heure actuelle, en raison des mesures préventives en vigueur pour faire face à la propagation du nouveau coronavirus(Covid-19), à l’origine du gel de la plupart des activités, a-t-il fait savoir. Cet espace associatif est capable de relever le défi à l’avenir, après le lancement de la campagne de vaccination, la réalisation de l’immunité collective et le retour à la vie normale, a-t-il espéré. L’association mise, de ce fait, que la présentation de pièces de théâtre, qui restent fondamentales pour l’éducation des jeunes générations. Le centre avait déjà accueilli destroupes de renommée nationale et arabe, à leur tête la troupe El Badaoui qui a présenté des œuvres ayant rencontré un écho très favorable auprès du public. Des ateliers de formation ont été organisés au profit des jeunes et moins jeunes pour leur apprendre les techniques de production, du scénario et de réalisation, outre desrencontres avec des artistes et hommes de théâtre qui ont fait la joie de leurs interlocuteurs. Dans le même ordre d’idées, le centre a drainé une élite d’artistes de renom, en l’occurrence les maestros Ali Khalouk et Mustapha Tahiri, et autres qui ont volontairement partagé leur savoir et expériences musicales avec les mélomanes et les jeunes musiciens.

Le centre œuvre à la consécration de l’amour de l’art et de la culture auprès d’un large public, dans le but de provoquer un changement positif d’attitude et de comportements chez les individus de tous les âges et de toutes les conditions sociales, a expliqué le président de l’association, relevant que cet espace accueille régulièrement des personnes âgées de 7 à 80 ans, attirés par des activités et hobbies aussi divers que variés. A l’heure actuelle, le centre veille à inciter les jeunes des deux sexes à adhérer avec force aux mutations digitales, en particulier suite à cette crise sanitaire qui a imposé ses propres règles de jeu. Dans cette perspective, l’association ambitionne de créer un studio numérique en vue de permettre aux jeunes d’accéder au monde virtuel et s’ouvrir sur les nouvelles technologies dans le domaine de l’audiovisuel. Pour ce faire, l’association a créé un atelier cinématographique pour permettre aux jeunes passionnés d’art d’acquérir les techniques fondamentales en matière de production cinématographique, tout en prenant en considération les développements que connait actuellement le 7ème art. La philosophie de l’association fait prévaloir la notion de proximité pour aboutir au développement souhaité qui requiert la fédération des énergies et l’implication de l’ensemble des acteurs socioéconomiques, des conseils locaux et régionaux et de la société civile.

Libé
Jeudi 25 Février 2021

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