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L’USMA une opposition de qualité pour le Wydad

Radioscopie du club phare d’Alger




En affrontant ce vendredi en demi-finale de la Ligue des champions l’USMA d’Alger, le Wydad de Casablanca
se retrouvera confronté à un club
aux fortes similitudes historiques, physiques et tactiques.


Il a plus de 80 ans d’existence (1937), arbore un maillot rouge et a fait hurler de joie son public en se qualifiant pour la demi-finale de la champions League, sauf que ce n’est pas le Wydad de Casablanca, mais son prochain adversaire, l’Union sportive de la médina d’Alger, plus communément appelé l’USMA.
Premier club à avoir remporté le championnat d'Algérie (1963), l'USM d’Alger fut aussi l'un des premiers à s'organiser en société d’actions privée, avec à sa tête, le richissime homme d'affaires algérien, Ali Haddad. En injectant 707 millions de dinars algériens dans le club, en 2010, Haddad en deviendra l'actionnaire majoritaire (83 % des parts).
Sportivement son histoire a été marquée au fer rouge : détenteur du record de finales perdues, en échouant à neuf reprises sur la dernière marche, toutes compétitions confondues, à l’origine de 17 finales, un record également. Et comme il faut parfois s’égarer pour retrouver son chemin, après avoir longtemps végété à l’étage inférieur (de 1990 à 1995), plus longue disette jamais passée par les Les Rouge et Noir en D2 depuis l'indépendance de l’Algérie, le club connaît son âge d'or, à son retour parmi l’élite (1995-2005) en remportant 4 championnats et 5 Coupes d'Algérie, dont le doublé Coupe-championnat, en 2003. Cette ère portera son total de trophées à sept titres de champion, huit Coupes et deux Supercoupes d'Algérie, ainsi qu’une Coupe de l'UAFA. L'USM d’Alger est ainsi le quatrième club le plus titré d’Algérie, mais jamais sacré continentalement.
En faisant le point sur la partie terrain, là où tout va se jouer, vendredi prochain, l’effectif des Kahraba, souvent déployé en 4-2-3-1, se caractérise par la jeunesse (26 ans de moyenne d’âge) et une forte connotation nationale (2 joueurs étrangers sur 25) dont 17 internationaux algériens, équipe première et sélections de jeunes confondus. Tout ce beau monde est encadré par un staff, dirigé de main de maître par le Belge Paul Put.
Leur parcours en phases de poules a été ponctué d’une qualification en tête d’un groupe relevé (3 victoires, 1 défaites et deux nuls), devançant les Egyptiens du Zamalek. L’aspect le plus marquant, une proportion à marquer au moins un but par match, excepté lors du quart de finale retour (0-0).  
La radiographie de leurs réalisations offre un aperçu de la palette offensive, aussi diverse que variée des Usmistes. S’ils affectionnent particulièrement les contres (3 buts), résultat d’une effrayante capacité à se projeter rapidement et en nombres dans le camp adverse, ils sont tout aussi à l’aise sur attaque placée (2 buts), à la faveur d’une progression sur le terrain faite d’un jeu en passes courtes, dans l’axe ou sur les côtés, mais également, par des actions individuelles de grande classe (2 buts) l’apanage du poison, Abderrahmane Meziane. Pareillement, aidé par une taille moyenne culminant à 1m80, les phases arrêtées constituent leur atout majeur (6 buts sur 13). Face au WAC, ils trouveront à qui parler (moyenne identique). Unique bémol, un manque flagrant de réalisme devant le but et une dépendance personnifié par Oussama Darfalou. En effet, sur les 13 buts marqués, 5 sont à mettre à l’actif du puissant avant centre, talonné de prés par le défenseur Chafai Farouk (3 réalisations).
À la perte du cuir, organiser défensivement en 4-5-1, les Usmistes dotés d’une double sentinelle volatile qui a souvent écopé à la récupération, pèchent par moments dans les couvertures défensives et le placement. La communication a aussi parfois été défaillante au sein d’un collectif souvent déséquilibré et dont l’arrière-garde n’est pas vraiment en socle d’airain. La lourde charnière centrale, d’un niveau moyen est a contrario sublimée par son capitaine de gardien, l’international algérien, Mohamed Lamine Zemmamouche. Le recordman des apparitions sous le maillot usmiste (295 matchs) et capable d’une part, d’arrêt de classe mondiale, et d’autres part, de bourdes monumentales, digne des gardiens britanniques.
À la lumière de ses données, il paraît clair que l’USM d’Alger sera une opposition de qualité, sans être insurmontable, en dépit de l’historique du WAC face aux clubs algériens qui ne plaident pas en faveur des Marocains, 12 défaites dont 8 sur terre algérienne, au même titre que les deux dernières confrontations du Wydad face à l’Usma, battu à l’aller (2-3) et au retour (2-1), en phase de poule de la Ligue des champions en 2008.

Chady Chaabi
Jeudi 28 Septembre 2017

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