La CAN Maroc-2025 est un exemple parfait de cet esprit de rassemblement. Plus qu’un tournoi de football, elle représente une plateforme où les identités africaines se croisent. Les stades marocains, en tant que lieux de compétition, sont aussi des scènes de métissage culturel, où les chants, les langues et les symboles des pays participants se mélangent, transformant chaque match en une célébration de l’unité du continent.
Les matchs de la CAN ne se limitent pas à la simple observation des équipes sur le terrain. Ils deviennent des moments de rencontre entre des personnes venues de toute l’Afrique, qui partagent des instants de joie et de convivialité. Les stades et les villes hôtes de cette compétition sont devenus des lieux d’échange, non seulement entre supporters, mais aussi entre cultures. Dans les tribunes, on ressent un sentiment d’ouverture et de fraternité, où les différences s’effacent pour laisser place à l’harmonie.
Kala Niya, un supporter camerounais arrivé au Maroc le 16 décembre dernier, témoigne de cette ambiance chaleureuse : « Dès mon arrivée, j’ai ressenti une atmosphère d’accueil et de fraternité. Les cultures se croisent dans les stades, où nous nous mélangeons sans distinction de nationalité », explique-t-il.
Selon lui, les stades marocains sont devenus des lieux où l’unité et la solidarité se manifestent clairement. « Je sens que nous formons une seule famille », poursuit-il, soulignant que cet esprit d’accueil ne se limite pas aux stades, mais s’étend à toutes les villes marocaines.
Ce phénomène est également partagé par Messaoud, un supporter algérien établi à Lyon, en France. Il a exprimé son enthousiasme pour l’accueil des Marocains, saluant l’hospitalité sans pareille du peuple marocain. « Le Maroc est un pays magnifique et son peuple est formidable. L’ambiance dans les stades est excellente, et on rencontre des supporters de toutes cultures », raconte Messaoud.
Dans ce sens, il évoque une rencontre conviviale avec des supporters congolais, avec qui il a partagé un repas avant d’assister au match entre l’Algérie et le Congo tenu à Rabat dans le cadre des huitièmes de finale de cette compétition panafricaine.
La diversité des cultures est encore plus évidente dans les quartiers autour des stades, où des échanges spontanés se créent entre les habitants et les supporters étrangers.
Ces moments de convivialité illustrent l’hospitalité et l’ouverture qui caractérisent l’expérience de la CAN au Maroc. Les chants et l’ambiance festive des stades deviennent un langage universel, permettant aux supporters de se comprendre et de partager des émotions, même s’ils viennent d’horizons différents.
Mike Kabamba, un supporter congolais, évoque lui aussi l’esprit de rassemblement qui règne au Maroc : « Le Maroc est un pays qui rassemble, un endroit où les cultures africaines se rencontrent et se mélangent. Les stades sont beaux, les installations de qualité et l’accueil est chaleureux », affirme-t-il. Selon lui, le Maroc est non seulement prêt à accueillir de grands événements sportifs internationaux, mais il est aussi un modèle d’ouverture culturelle.
Kabamba souligne également que la différence de langue n'est pas un obstacle aux échanges. Dans les tribunes, la passion du sport et les chants communs font tomber les barrières linguistiques. Cela permet à chacun de vivre pleinement l’expérience de la CAN, en partageant des instants forts de convivialité et de joie, indépendamment de sa langue ou de son origine.
Enfin, les communautés africaines résidant au Maroc, notamment les étudiants, témoignent également de cette atmosphère d’ouverture. Ils se sentent en sécurité et bien intégrés dans le Royaume, qu’ils considèrent comme un lieu propice à la rencontre et au dialogue interculturel. Pour eux, cette expérience renforce le sentiment d’appartenance à une Afrique unie et fraternelle.
La CAN Maroc 2025 s’impose donc comme un événement sportif d’une grande importance, mais aussi comme un symbole de l’unité et du métissage culturel africain. En favorisant les échanges entre peuples et cultures, elle confirme que le football est bien plus qu’un jeu : c’est un vecteur de rapprochement, de partage et de solidarité à l’échelle du continent.
Par El Mehdi Dioouane (MAP)









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