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L'ONU soumet une proposition à la Syrie pour préparer une nouvelle Constitution

Près de 300.000 Syriens ont reçu de l’aide humanitaire de l’Onu depuis mars dernier




Le médiateur de l'ONU a soumis aux représentants du gouvernement syrien et de l'opposition une proposition destinée à préparer une nouvelle Constitution, l'un des sujets majeurs à l'ordre du jour des pourparlers de paix qui ont repris mardi à Genève.
La délégation du régime, conduite par l'ambassadeur syrien aux Nations unies, Bachar al-Jaafari, et la délégation du Haut comité des négociations (HCN) qui rassemble les principaux groupes d'opposition, devaient donner leurs commentaires mercredi après-midi à l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.
La veille, le médiateur a rencontré à deux reprises les deux délégations rivales et les discussions ont duré jusque tard dans la soirée.
Deux sources de l'opposition ont déclaré à l'AFP qu'il avait à cette occasion présenté au HCN un document proposant la formation d'une équipe d'activistes de la société civile et de technocrates chargés de préparer le terrain à une future Constitution. Cette équipe "consultative" pourrait se mettre au travail immédiatement pour élaborer "un projet constitutionnel selon des options spécifiques", indique le document dont l'AFP a pu obtenir une copie.
Cela permettrait d'"éviter un vide constitutionnel ou juridique pendant le processus de transition politique qui est en cours de négociation".
La future Constitution est l'un des quatre sujets mis à l'ordre du jour des discussions par le médiateur, avec la lutte contre le terrorisme, la gouvernance (terme flou pour évoquer une transition politique) et l'organisation d'élections.
Mais l'un des représentants du HCN, Munzer Makhos, a confié à l'AFP que l'opposition avait "beaucoup de réserves" à l'égard de cette proposition et que ses représentants allaient en discuter dans la matinée.
"Ce document a été une surprise. On ne s'y attendait pas", a-t-il reconnu.
Les représentants du gouvernement syrien présents à Genève n'ont pas voulu faire de commentaires mais une source proche de leur délégation a confirmé qu'ils avaient également reçu une copie du document.
Cinq séries de pourparlers indirects - les deux délégations refusant de se parler face-à-face - ont déjà été organisées depuis 2016 sur les bords du lac Léman par le médiateur de l'ONU, sans résultat.
En six ans, la guerre a causé la mort de plus de 320.000 personnes, chassé plus de la moitié des Syriens de leur foyer et détruit l'économie et les infrastructures de ce pays.
Par ailleurs, près de 300.000 Syriens ont reçu de l’aide humanitaire de l’Onu et de ses partenaires depuis mars dernier, suite à l’éclatement de combats féroces autour de la ville de Raqqa pour déloger les éléments de Daesh.
Les populations de la ville, toujours sous le contrôle du groupe "Etat islamique", et des dizaines de milliers dans les camps des déplacés ont reçu notamment des produits alimentaires, non alimentaires et médicaux, a précisé le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, dans un point de presse.
Les travailleurs humanitaires continuent d’adapter leurs plans opérationnels et se tiennent prêts à répondre aux besoins humanitaires pouvant résulter des opérations militaires en cours contre Daesh, a assuré M. Dujarric.
Il a réitéré l’appel de l’Onu à un accès “inconditionnel, durable, sans entraves” aux personnes touchées par les combats à Raqqa, et plus largement aux 4,5 millions de personnes toujours coincés dans des zones difficiles à atteindre à travers la Syrie.
Réagissant à des "accusations" américaines sur la présence d’un présumé crématoire où des dizaines de milliers de prisonniers syriens auraient été brûlés, M. Dujarric a indiqué que l’Onu “ne peut pas vérifier de façon indépendante l'information sur la présence d'un crématoire dans la prison de Sednaya” près de Damas.
Il a noté, toutefois, que le gouvernement syrien a “systématiquement refusé toute demande de l’Onu d’accéder aux centres de détention”.

Jeudi 18 Mai 2017

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