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L'OMDH préoccupé par les relations du Maroc avec Amnesty International

Le Conseil national de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme appelle les deux parties au respect mutuel




L'OMDH préoccupé par les relations du Maroc avec Amnesty International
Le Conseil national de l’OMDH a exprimé sa préoccupation quant au sort des relations entre l'Etat et Amnesty International, appelant les deux parties au respect mutuel, le premier en tant qu'Etat indépendant et souverain et le second en tant qu'organisation qui protège et promeut les droits de l'Homme dans le respect total de l'éthique des défenseurs des droits de l'Homme.
Dans un communiqué de presse rendu public à l’issue de la réunion du Conseil national de l’OMDH tenue fin de la semaine dernière, cette organisation a également mis l’accent sur la nécessité du dialogue de façon à désamorcer la crise actuelle entre les deux parties et à améliorer la prestation du mouvement des droits de l'Homme de notre pays.
Il y a lieu de signaler qu’Amnesty International avait rendu public récemment un rapport dans lequel elle prétend que des téléphones de certaines personnes auraient été espionnés par les autorités marocaines. AI a été sévèrement épinglée par le gouvernement marocain qui avait sommé cette organisation britannique des droits de l’Homme de fournir des preuves tangibles confirmant ces allégations. A l’heure de la rédaction de ces lignes, AI n’en a fourni aucune. 
D’autre côté, les membres du Conseil national de l’OMDH ont exprimé leur étonnement de la récente déclaration du ministre de l’Education nationale, Saaid Amzazi, selon laquelle l’école publique n’est pas prête à recevoir des effectifs importants voulant quitter les écoles privées. Pour l’OMDH, l’Etat doit garantir le droit à l’éducation pour chaque enfant marocain.
Cette organisation de défense des droits de l’Homme a vertement critiqué le comportement de certains propriétaires des écoles privées durant la crise sanitaire du Covid-19, ainsi que la décision discriminatoire des autorités françaises à l’égard des futurs bacheliers dans les écoles françaises privées non-homologuées au Maroc. D’après la décision des autorités françaises, ces élèves doivent passer le bac en septembre alors que les autres élèves relevant des écoles françaises homologuées ne passeront pas les épreuves au titre de l’année 2020 et se contenteront seulement des notes des contrôles continus.
L’OMDH a également dénoncé les méthodes d’intimidation et de menaces et les accusations de trahison à l’égard de nombreux défenseurs des droits de l'Homme, de la liberté d’expression ou à l’égard de ceux qui luttent contre la corruption ou de ceux qui critiquent la gestion de la chose publique par le biais de méthodes civiles, citoyennes et pacifiques dans de nombreux portails ou sur les réseaux sociaux en général.
A cet égard, cette ONG a appelé les autorités publiques à prendre en compte les propositions et critiques des citoyens afin de renforcer la confiance rétablie entre les citoyens et l’Etat lors de cette pandémie et de permettre aux citoyens de participer à la gestion des répercussions de la crise sanitaire pour en sortir avec un minimum de dommages.
Le Conseil national de l’OMDH a, par ailleurs, délégué au bureau exécutif la tâche de fixer la date du prochain congrès national, ainsi que la constitution d’une commission préparatoire qui tiendra sa première réunion dans les prochains jours.
L’âme de feu Abderrahmane El Youssoufi planait lors de cette réunion du Conseil national de l’OMDH qui a, pour rappel, consacré une bonne partie de ses travaux à célébrer son héritage.
A ce propos, les membres du Conseil national ont écouté une intervention de M’Barek Bouderka, qui a fourni des informations et des détails sur la vie du défunt, son enfance, ses luttes pour l'indépendance et la démocratie, et son rôle de pionnier dans le domaine des droits de l'Homme aussi bien aux niveaux national, régional et international, en plus de ses contributions au soutien du peuple palestinien, des questions de liberté et de solidarité internationale, ainsi que son rôle durant l’expérience du gouvernement de l’alternance et les réalisations obtenues en particulier dans le domaine des droits de l'Homme.
M’Barek Bouderka a également évoqué le rôle important du défunt dans la constitution de l'OMDH dans le but de créer un mouvement des droits de l’Homme professionnel et indépendant aussi bien de l’Etat que des partis politiques.

Mourad Tabet
Samedi 11 Juillet 2020

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