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L'OIAC se félicite de la destruction des dernières armes chimiques libyennes




L'OIAC se félicite de la destruction des dernières armes chimiques libyennes
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est félicitée jeudi de la destruction des derniers reliquats des armes chimiques libyennes dans un site spécialisé en Allemagne, saluant une "occasion historique" pour rendre le monde plus sûr.
La destruction finale de quelque 500 tonnes de produits chimiques dans un site situé à Münster dans l'ouest de l'Allemagne et géré par la société publique GEKA a représenté "une occasion historique pour le désarmement et la sécurité", a souligné l'OIAC.
L'OIAC a vérifié la destruction complète des produits chimiques sur les installations de GEKA le 23 novembre 2017, a indiqué l'OIAC jeudi lors d'une cérémonie à Münster.
Cette destruction marque "la fin du processus de démilitarisation chimique de la Libye et (constitue) un nouveau pas vers l'accomplissement de l'objectif fondamental de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, l'élimination complète et permanente de toutes les armes chimiques", a souligné le directeur général de l'OIAC Ahmet Uzumcu dans un communiqué.
Les stocks avaient quitté le 30 août 2016 le port libyen de Misrata à bord d'un navire danois dans le cadre d'une complexe opération de transfert supervisée par l'ONU. Les armes chimiques avaient été ensuite transportées sur le site ultra spécialisé de Münster en septembre 2016.
"La destruction des dernières armes chimiques libyennes de catégorie 2 sur le site de GEKA a porté à 100% le total d'armes de catégorie 2 détruites", a indiqué l'OIAC.
La destruction de cet arsenal chimique a nécessité de la compétence, de l'inventivité et "surtout une étroite coopération internationale", a souligné M. Uzumcu.
La Libye avait auparavant détruit toutes ses armes chimiques de catégorie 1 et 3, a précisé l'Organisation.
La présence de ces armes dans un pays en proie au chaos, après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, avait suscité la crainte que des jihadistes comme ceux de l'Etat islamique ne cherchent à s'en emparer.
La Libye avait adhéré en 2004 à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et déclaré à l'époque 24,7 tonnes de gaz moutarde, 1.390 tonnes de composants chimiques et plus de 3.500 bombes contenant des armes chimiques.
Plus de 96% des stocks mondiaux déclarés d'armes chimiques ont été détruits à ce jour sous la supervision de l'OIAC.

Samedi 13 Janvier 2018

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