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L'Irak n'hésitera pas à frapper l'EI dans les pays voisins




Les forces irakiennes nettoient les quartiers repris à l'EI à Mossoul

L'Irak n'hésitera pas à frapper les positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans les pays voisins, a assuré mercredi le Premier ministre Haider al-Abadi, après des frappes aériennes déjà menées par Bagdad en Syrie en février.
"Je n'hésiterai pas à frapper les positions terroristes dans les pays voisins s'ils menacent la sécurité de l'Irak", a déclaré M. Abadi lors d'un discours dans le nord de l'Irak.
Par ailleurs, les forces irakiennes s'efforçaient mercredi de désamorcer les bombes laissées par les jihadistes dans les zones reprises de l'ouest de Mossoul pour ouvrir la voie à de nouvelles opérations, ont indiqué des officiers.
"L'accent est mis sur la libération des zones libérées (mardi) et le désamorçage (des bombes) dans les maisons piégées", a déclaré à l'AFP le colonel Abdel Amir al-Mohammedawi des Forces d'intervention rapide, unité d'élite du ministère de l'Intérieur.
"La libération du centre-ville est une première et très importante étape pour entamer la libération de la vieille ville", a-t-il ajouté en référence à une zone proche du centre que les forces irakiennes ont reprise ces derniers jours.
Appuyées par la coalition internationale sous commandement américain, les forces irakiennes mènent depuis le 19 février une opération d'envergure pour reprendre l'ouest de Mossoul, dernier grand bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le pays.
Depuis dimanche, ces forces ont repris le contrôle de plusieurs quartiers ainsi que des bâtiments administratifs de la province de Ninive et du musée de Mossoul, où les jihadistes avaient mis en scène la destruction de richesses archéologiques inestimables.
La bataille pour la vieille ville, composée de rues étroites et densément peuplée, s'annonce comme la plus âpre depuis le début de la bataille.
La reprise du musée a une valeur symbolique importante dans la mesure où cet établissement avait été mis à sac en 2015 par les jihadistes. Ils y avaient détruit à coup de masses et au marteau-piqueur des statues antiques et des trésors pré-islamiques.
L'EI avait montré ces destructions dans une vidéo qui avait provoqué un tollé international, des experts les comparant à la démolition des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en Afghanistan en 2001.
"Le musée est complètement dévasté, les antiquités ont été volées", a déploré l'officier Abdel Amir al-Mohammedawi, des Forces d'intervention rapide, troupe d'élite du ministère de l'Intérieur.
"Des murs et des barrières ont été érigés pour protéger les forces et celles-ci ont débuté des opérations de recherche dans les zones d'Al-Dawasa, d'Al-Danadan et d'Al-Agaidat pour trouver les derniers combattants de l'EI", a affirmé le lieutenant Raed Shakir Jawdat, commandant de la police fédérale, dans un communiqué.
M. Jawdat faisait référence aux zones reprises par les forces d'intervention rapide et de la police fédérale.
L'EI s'était emparé en 2014 de larges pans de territoire au nord et à l'ouest de Bagdad mais les forces irakiennes ont depuis repris nombre de ces zones à la faveur d'une contre-offensive d'envergure. Après avoir lancé l'opération pour reprendre Mossoul le 17 octobre, les forces irakiennes ont annoncé fin janvier la "libération" de la moitié est de la ville.
Les combats en cours dans l'ouest de Mossoul ont entraîné le déplacement de plus de 50.000 personnes, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais la majeure partie des quelque 750.000 habitants de ce secteur sont pour l'heure restés sur place, où ils manquent de nourriture et de soins.

Libé
Jeudi 9 Mars 2017

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