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L’Algérie aura sa présidentielle en avril

La paralysie politique aura trop duré




Y aura-t-il un cinquième mandat pour Bouteflika comme le veulent ses thuriféraires

 C’est officiel. La prochaine élection présidentielle en Algérie se déroulera le 18 avril prochain. Ainsi « un  rendez-vous politique national majeur est enclenché et se déroulera pour  la première fois dans le cadre de la Constitution de 2016 et de la nouvelle  loi relative au régime électoral », selon l’agence officielle algérienne APS.
Cette élection intervient alors que l’Algérie est menacée d’une crise économique et sociale aiguë. Le centre d’analyses International Crisis Group (ICG) avait déjà en novembre dernier mis en garde contre « la crise économique qui pourrait frapper le pays dès 2019 » malgré le rétablissement du cours du pétrole. Cela s’ajoute, selon ce centre, «aux tensions entourant la présidentielle ».
Cette situation est due à la paralysie politique dans laquelle le pays est plongé et qui « a fait obstacle à toute mesure décisive ».
L’on sait que le président algérien Abdelaziz Bouteflika est diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013. Depuis cette date, le chef de l’Etat, étant dans un état grabataire, est incapable de gouverner le pays.  
Et pourtant, le Front de libération nationale (FLN), le parti du président algérien, tient à présenter la candidature de Bouteflika pour briguer un 5ème mandat, même si l’intéressé ne s'est toujours pas exprimé à ce sujet, pas plus que son entourage.
« Le président Bouteflika, également président du parti, est le candidat du FLN à l'élection présidentielle prévue en 2019 », avait déclaré en octobre dernier Ould Abbes, secrétaire général du FLN, lors d'une cérémonie en l'honneur du nouveau chef du groupe parlementaire du parti, Mohamed Bouabdallah.Et d’ajouter : «Cette candidature est une revendication de tous les cadres et militants du FLN sur l'ensemble du territoire national ».
Le 7 avril dernier, Ould Abbes, réputé être un proche de longue date du chef de l'Etat, avait le premier publiquement fait part du « souhait » et du « désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son œuvre » après 2019.
Lui avaient emboîté le pas le principal allié du FLN, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouhayia, les islamistes du Rassemblement de l'espoir de l'Algérie (TAJ), d'autres membres de la majorité présidentielle, la centrale syndicale UGTA, l'ex-syndicat unique ou encore le Forum des chefs d'entreprise (FCE), principale organisation patronale.
Un politologue algérien a tiré à boulets rouges sur tous ceux qui souhaitent une nouvelle candidature de Bouteflika à la présidentielle. «Ces appels incessants que continuent de lancer les hypocrites que sont les partis du pouvoir et le syndicat-domestique (UGTA) pour que M. Bouteflika brigue un 5e mandat, sachant bien que celui-ci en est incapable », avait martelé le politologue Mohamed Hennad dans un entretien avec le quotidien El Watan en novembre dernier, tout en affirmant que «les appels lancés par les thuriféraires pour un 5e mandat trahissent, en fait, une difficulté à trouver un successeur » et que « cette difficulté est largement due au vide que M. Bouteflika a voulu créer autour de lui pendant toute cette période à la tête de l’Etat ».
Par ailleurs, les opposants à un nouveau mandat d’Abdelaziz Bouteflika restent dans l'immédiat peu audibles et semblent se résigner à ce qui leur semble comme inéluctable.
De nombreux observateurs, algériens et étrangers, se disent également persuadés que le président actuel sera de nouveau candidat en 2019.
Moussaoui Ajlaoui, expert associé au Centre d'études pour l'Afrique et le Moyen-Orient, partage cette conviction.
« Il y aura des élections cette année en Algérie. Je ne crois pas qu’il y aura un grand changement. La carte du Maroc est toujours instrumentalisée dans les élections en Algérie et les conflits algéro-algériens», a-t-il assuré dans une déclaration à Libé. 

Mourad Tabet
Samedi 19 Janvier 2019

Lu 1032 fois


1.Posté par Oujdi le 19/01/2019 12:49 (depuis mobile)
Aux diables les jaloux pour nous vous étes rien c''est l''avenir qui compte et c''est notre force et pas du bla bla des jaloux

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