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Seule l'Alsace (Est), bastion de la droite extrêmement disputé lors de ce scrutin, a échappé au raz-de-marée socialiste qui contrôle désormais la Corse, un autre fief de la majorité présidentielle.
La gauche, qui contrôlait 20 sur 22 régions en métropole depuis le scrutin de 2004, tablait sur un grand chelem, une victoire dans l'ensemble des régions.
Dans les territoires d'Outre-mer, l'UMP (majorité) est arrivé en tête dans la Réunion et Guyane, tandis que le PS a été élu dès le premier tour en Guadeloupe et au second tour en Martinique.
Au second tour, organisé dimanche, le Parti socialiste (PS-opposition), fort de ses alliés écologistes et de gauche, a obtenu près de 54 % des suffrages, contre 36 % pour la majorité présidentielle et 10 % pour le Front national (extrême droite), a indiqué le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
Les socialistes ont confirmé ainsi leurs succès de 29 % lors du premier tour, marqué par un taux d'abstention record (53,6 %) interprété comme un vote sanction à l'encontre de la majorité présidentielle de droite qui n'avait obtenu alors que 26 %.
Un taux de participation d'environ 51,22 % pour ce second tour, soit 5 points de plus que lors du premier tour mais 10 points de moins que lors du précédent scrutin de 2004, selon les résultats actualisés du ministère de l'Intérieur.
A signaler dans ce même cadre que le Premier ministre François Fillon s'est rendu hier à l'Elysée pour discuter d'un remaniement ministériel avec le président Nicolas Sarkozy.
Il s'agirait d'un remaniement «modeste» et «technique» dont les changements seraient limités, avait indiqué, dimanche soir, Claude Guéant, principal conseiller du président français.
M. Fillon qui avait dit, dimanche soir, assumer sa «part de responsabilité» dans la défaite de la droite, au cours de ce scrutin qui intervient à mi-mandat du président Sarkozy, ne devrait pas présenter sa démission, même pas pour la forme, selon la même source.
Le président est «décidé à entendre le message» lancé par les Français lors de ce scrutin, a noté M. Guéant.
Par ailleurs des grèves et manifestations sont prévues ce mardi en France où plusieurs syndicats ont appelé à protester contre la politique sociale et économique du gouvernement, au surlendemain de cette sévère défaite subie par la droite au pouvoir aux élections régionales.
Cinq centrales syndicales organisent une journée d'action au niveau national et dans l'ensemble des secteurs, public et privé, notamment contre un projet de réforme des retraites et les suppressions de dizaines de milliers d'emplois dans la fonction publique.
La journée de grogne de ce mardi avait été décidée le 15 février, après un sommet social organisé par le président Nicolas Sarkozy avec les syndicats de salariés et le patronat.
Aucune mesure sociale immédiate n'avait été décidée et les syndicats avaient appelé le soir même à des grèves et manifestations dans toute la France le 23 mars pour obtenir des réponses concrètes sur l'emploi, les salaires, les retraites et les conditions de travail.
Ce mouvement interviendra dans un contexte politique défavorable au gouvernement de François Fillon, deux jours après de la large victoire de l'opposition de gauche second tour des régionales de dimanche.
Le gouvernement a toutefois promis de garder le cap de sa politique et de poursuivre ses réformes, disant ne pas avoir d'autre choix dans un contexte de grave crise économique internationale.
La journée d'action devrait être bien suivie dans le secteur public mais les syndicats n'ont pas réussi à réaliser un front uni.
Les confédérations CGT et CFDT, le syndicat enseignant FSU, de plus petits syndicats de gauche radicale ont lancé un appel commun à l'action sur un large éventail de thèmes. Mais Force ouvrière (FO), bien implantée chez les fonctionnaires, a appelé les salariés à défiler séparément et à faire grève autour du seul mot d'ordre des retraites.
Pour certains syndicats, cette mobilisation doit servir d'échauffement avant le début des discussions prévues avec le gouvernement sur la difficile réforme des retraites, qui doivent aboutir à un projet de loi en septembre.