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Introduction d’un recours pour traîner Brahim Ghali et quarante autres devant la justice

Pour crime contre l’humanité




L’Organisation internationale pour la défense des droits humains et des libertés des Marocains du monde installée en Suède et connue sous l’abréviation (DRLM International) a introduit un recours auprès du Tribunal pénal international contre le chef du Polisario, Brahim Ghali, et 42 de ses lieutenants.
Cette annonce a été faite par Amal Boussaâda, présidente de ladite organisation, lors d’une conférence de presse organisée à Rabat. Elle accuse 43 dirigeants du Polisario de crimes de guerre et de violations des droits humains à l’égard de citoyens marocains victimes de torture. 
L’intervenante qui s’exprimait en présence d’anciens détenus des geôles du Polisario, a indiqué qu’elle se charge de la défense des 42 victimes soumises aux tortures et différentes pratiques dégradantes et inhumaines. Et de préciser que la responsabilité de ces crimes de guerre  incombait à Brahim Ghali pour les avoir ordonnés ou exécutés. Madame Boussaâd a souligné que des conseillers  juridiques suivaient les plaintes contre les chefs du Polisario qui ont été reçues par le Tribunal pénal international considéré comme la plus haute instance de justice  internationale. Cette juridiction a émis un mandat de recherche contre Ghali, détenteur d’un passeport algérien sous de fausses identités pour voyager à travers les pays européens. Elle a également expliqué que l’intéressé est entré en Espagne pour soins médicaux avant de précipiter son retour de crainte de se faire arrêter. 
La présidente de DRLM-International a indiqué qu’une plainte a été déposée contre Ghali et ses sbires auprès du tribunal africain des droits humains, à Addis-Abeba pour les faits dont ils sont accusés, à savoir, viol, séquestration et kidnapping considérés comme des violations des droits humains classées comme crimes de guerre. Et d’ajouter: « Notre objectif est de lui imposer un embargo international au point où il serait incapable de quitter les camps de Tindouf ».
Dans le même sillage, Amal Boussaâda a indiqué avoir adressé une correspondance au Premier ministre et au ministère des Affaires étrangères suédois sollicitant leur aide dans le cadre de cette plainte. 
 

Une rallonge de 60,45 millions de dollars pour la MINURSO

Malgré les menaces de  Trump, la Cinquième commission de l’Assemblée générale des Nations unies, chargée des questions administratives et budgétaires, vient d’approuver  un projet par lequel l’Assemblée créditerait le compte spécial de la MINURSO d’une rallonge de 60,45 millions de dollars pour la période allant du 1er juillet 2019 au 30 juin 2020», indique un communiqué de la commission. 
Ce montant se répartirait ainsi : 56,35 millions de dollars destinés à l'entretien de la mission onusienne, 3,2 millions de dollars pour le compte d'appui aux opérations de maintien de la paix, 568 700 dollars pour la Base de soutien logistique des Nations unies et 345 900 dollars pour le Centre régional de services affilié à la mission.
Les 56,35 millions de dollars approuvés par ladite commission correspondent au budget recommandé, en mars dernier, par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Il avait proposé une hausse de près de 7,6% par rapport à l’année 2018/2019, et ce sans inclure les contributions volontaires en nature budgétisées, d’une valeur de 519.000 dollars.
Pourtant, le budget annuel global du maintien de la paix de l’ONU, qui s’élève pour l’année 2019-2020 à 6,5 milliards de dollars, a été réduit de 1,8% par rapport à la demande du le Secrétaire général de l’ONU.
Réagissant à l’approbation du budget par la Cinquième commission, l’ambassadrice des Etats-Unis Cherith Norman Chalet a déclaré que sa délégation avait pour objectif  de veiller à ce que les missions fonctionnent efficacement. «En adoptant un budget de maintien de la paix de 6,5 milliards de dollars pour 2019/20, soit une réduction de 1,8% de la demande du Secrétaire général, le Comité a fourni un financement suffisant pour la mise en œuvre du mandat tout en renforçant les capacités clés» de certaines missions, a-t-elle déclaré. Appelant le Secrétaire général à maintenir la discipline budgétaire tout au long de l’année et à continuer d’améliorer le fonctionnement et les résultats des opérations de maintien de la paix, elle s’est félicitée que la commission ait pu fournir au Secrétaire général des mécanismes supplémentaires de gestion financière des opérations de maintien de la paix afin de résoudre certains problèmes de liquidité auxquels le Conseil est confronté.
Bien que la mission onusienne au Sahara ait été visée par l’administration Trump depuis 2018, celle-ci a dépêché une délégation d’inspection au QG de la MINURSO à Laayoune. Elle voit cette année son budget augmenter en application des suggestions d’Antonio Guterres.
A.E.K

Katia Papagianni: L'autonomie constitue la solution idoine pour la résolution des conflits

L’autonomie constitue la solution idoine pour la résolution des conflits, a affirmé la directrice de recherche et d’appui à la médiation au Centre pour le dialogue humanitaire de Genève, Katia Papagianni, lors du séminaire international de recherche sur le thème: "L'autonomie territoriale comme moyen de résolution des conflits", organisé à New York par la Mission permanente du Maroc auprès des Nations unies.
Mme Papagianni a noté, à cet égard, que les arrangements en matière d’autonomie sont fréquemment utilisés dans des situations de conflit armé, afin de gérer de multiples groupes identitaires, ethniques, religieux ou linguistiques et peuvent limiter la confrontation entre le gouvernement central et la région autonome.
Elle a ainsi relevé que l'autonomie territoriale et la décentralisation du pouvoir de l'Etat étaient des ingrédients essentiels de la résolution des conflits, ajoutant que l’autonomie territoriale confère aux régions, ou aux localités, le pouvoir d’exercer un contrôle direct sur les questions convenues qui les intéressent. L’experte a aussi relevé que contrairement au Maroc, certains gouvernements craignent que la décentralisation du pouvoir ne soit une pente glissante qui encourage les ambitions sécessionnistes.
La directrice de recherche et d’appui à la médiation au Centre pour le dialogue humanitaire de Genève a estimé que l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara expose de manière raisonnable les pouvoirs qui incomberont à la région autonome et ceux qui appartiendront au gouvernement central et stipule judicieusement que tout accord d’autonomie devra résulter des négociations. 
Pour elle, l’Initiative marocaine d’autonomie présente une vision de l’Etat décentralisé qui peut être discutée et développée selon les besoins, relevant que les détails de tout arrangement qui résultera des négociations évolueront et deviendront finalement un ensemble de dispositions, qui peuvent être proches du libellé et de la vision de l’initiative marocaine d’autonomie, mais constitueront le résultat unique des négociations.
Mme Papagianni a, par ailleurs, insisté sur le fait qu’aucune conception institutionnelle n'est identique et qu’aucun modèle d'autonomie ne partage exactement les mêmes éléments qu’un autre. Elle a indiqué, dans ce sens, que plusieurs Etats adoptent des institutions hybrides, qui combinent des aspects de différentes approches d’autonomie et que les éléments importants des accords d’autonomie sont les garanties et la mise en œuvre sur le long terme.
Citant l’exemple d’un accord d'autonomie très étudié, celui des îles Åland, négocié par la Société des Nations en 1921, Mme Papagianni a indiqué que cette autonomie a mis fin au conflit entre la Finlande et la Suède. L’accord stipule que la Finlande garantit l'autonomie locale dans la région tout en protégeant la langue et les coutumes suédoises.
S’agissant des défis au statut d’autonomie, Mme Papagianni a identifié le danger du retard dans le transfert de pouvoirs car cela peut saper la confiance dans l'accord et créer des tensions. Afin de faire face à ce défi, elle suggère la création d’une commission de mise en œuvre indépendante, chargée des diverses tâches de mise en application de tout plan d’autonomie territoriale.
Mme Papagianni a conclu en soulignant que « la difficulté consiste à accepter la légitimité de l'Etat et à abandonner le rêve de l'indépendance ».

Ahmadou El-Katab
Lundi 8 Juillet 2019

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