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Il reste moins de 1.000 combattants de l'EI en Irak et en Syrie




Moins de mille combattants de l'Etat islamique (EI) se trouvent encore en Irak et en Syrie, soit trois fois moins que l'estimation faite il y a trois semaines, indique la coalition internationale sous commandement américain, mercredi.
L'Irak et la Syrie ont tous deux proclamé la victoire dans leur guerre contre les djihadistes qui avaient constitué un califat de fait à cheval sur les deux pays à la faveur d'une offensive en 2014.
"Grâce à l'engagement de la coalition et à la compétence affichée par nos partenaires en Irak et en Syrie, nous estimons qu'il reste moins de 1.000 terroristes de Daech dans les zones de nos opérations conjointes, la plupart étant pourchassés dans les régions désertiques dans l'est de la Syrie et l'ouest de l'Irak", indique un communiqué de la coalition.
La Russie, qui a sauvé la régime de Bachar al Assad, estime que la guerre contre l'EI est terminée et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a expliqué que l'essentiel était désormais de détruire le Front al Nosra en Syrie.
La coalition conduite par les Etats-Unis avait estimé le 5 décembre qu'il restait moins de 3.000 combattants de l'EI. L'Irak a proclamé le 9 décembre "la victoire finale" sur le groupe djihadiste.
"Nous pouvons dire que nous travaillons avec nos partenaires à tuer ou capturer les derniers terroristes de Daech, à détruire leurs réseaux et à empêcher leur résurgence ainsi qu'à les empêcher de s'enfuir dans les pays voisins", ajoute la coalition.
Par ailleurs, le chef d'état-major de l'armée russe a accusé mercredi les Etats-Unis d'entraîner d'anciens combattants de l'Etat islamique (EI) en Syrie afin de déstabiliser le pays.
Le général Valery Guerassimov affirme, dans un entretien publié par le quotidien Komsomolskaya Pravda, que l'armée américaine utilise une base militaire à Tanf, un axe de communication stratégique à la frontière de l'Irak dans le sud de la Syrie.
Cette base qualifiée d'illégale et la zone qui l'entoure forment "un trou noir" dans lequel les djihadistes peuvent opérer, estime-t-il.
Les Etats-Unis soutiennent que le complexe de Tanf est une base temporaire utilisée pour entraîner des forces alliées afin de combattre les troupes de l'EI.
L'armée américaine a plusieurs fois démenti par le passé des accusations de cette nature.
Le général Guerassimov précise que ces anciens djihadistes se font désormais appeler la Nouvelle armée syrienne ou qu'ils utilisent d'autres appellations.
La présence de ces combattants sur la base de Tanf a été établie par des satellites et des drones russes. Guerassimov ajoute qu'un important contingent de djihadistes et d'ex-soldats de l'EI se trouvent également à Chadadi, sur une autre base américaine.
"Ils appartiennent en fait à l'Etat islamique", affirme-t-il. "Mais une fois qu'ils sont formés, ils changent d'endroit et prennent un autre nom. Leur mission est de déstabiliser la situation", ajoute-t-il.
La Russie s'est partiellement retirée de Syrie mais elle y conserve une base aérienne et une base navale pour faire face à des poches d'instabilité, précise Guerassimov.

 

Jeudi 28 Décembre 2017

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