Libération




Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Huiles végétales et céréales tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

L’indice des prix de référence des produits alimentaires de base a progressé en septembre




L’ indice FAO des prix des produits alimentaires s’est inscrit en hausse pour le quatrième mois consécutif. Tiré vers le haut par les cours des huiles végétales et des céréales, il s’est établi en moyenne à 97,9 points en septembre 2020. Ce qui correspond à une hausse de 2,1% par rapport au mois précédent et de 5,0% en glissement annuel.

«Le raffermissement des prix des huiles végétales et des céréales est à l’origine de cette dernière hausse de l’indice», a expliqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant, en revanche, une stabilité des prix des produits laitiers et une baisse des cours du sucre et de la viande par rapport au mois d’août.

En hausse de 5,1% par rapport au mois d’août et de pas moins de 13,6% par rapport au même mois de 2019, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 104,0 points au cours du mois dernier.

Selon l’agence onusienne, «cette progression est notamment due à celle des prix du blé, qui ont été portés par des échanges commerciaux soutenus dans un contexte de craintes concernant les perspectives de production dans l’hémisphère Sud et les conséquences de la sécheresse sur les semis de blé d’hiver dans toute l’Europe».

Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’organisation intergouvernementale a également relevé une importante hausse des prix du maïs «sous l’effet de la réduction des perspectives de production dans l’Union européenne et de la révision à la baisse des reports aux Etats-Unis d’Amérique».

Il est à noter que les cours du sorgho et de l’orge ont également progressé au cours du mois de septembre, alors que ceux du riz ont accusé une baisse durant la même période. En s’établissant en moyenne à 104,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré, de son côté, une hausse de 6,0% par rapport à août.

Il a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis huit mois, a fait savoir l’organe spécialisé de l’ONU. La nouvelle hausse de l’indice FAO des prix des huiles végétales est principalement justifiée par l’augmentation des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja.

Comme l’a expliqué l’agence dans son rapport, «les prix internationaux de l’huile de palme ont sensiblement progressé pour le quatrième mois consécutif, en raison du renouveau de la demande mondiale à l’importation, ainsi que de niveaux de stocks plus réduits que prévu en Malaisie et des incertitudes concernant le rythme de la production en Asie du Sud-Est ces prochains mois».

Poursuivant ses explications, la FAO a également fait savoir que «les prix internationaux de l’huile de tournesol ont nettement augmenté en septembre, principalement sous l’effet de la détérioration des perspectives concernant les cultures dans la région de la mer Noire ».

Tandis que les cours de l’huile de soja ont poursuivi leur hausse durant la même période, en raison d’un faible rythme de broyage en Amérique du Sud et une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique.

L’indice FAO des prix de la viande, en s’établissant en moyenne à 91,6 points en septembre, a poursuivi sa tendance à la baisse observée depuis le début de l’année en cours. Il a enregistré un léger recul de 0,9% par rapport au mois d’août, selon les chiffres publiés par l’organisation.

Selon l’agence onusienne, le recul de cet indice s’explique en partie par «la décision de la Chine d’interdire les importations de viande de porc en provenance d’Allemagne, où des cas de peste porcine africaine ont été détectés chez des sangliers».

Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les économistes de l’organisation ont noté un niveau quasiment inchangé par rapport au mois d’août. S’il s’est établi en moyenne à 102,2 points en septembre, ces derniers ont estimé qu’il est supérieur de 2,5% en glissement annuel. Cet indice n’a quasiment pas évolué du fait que les hausses modérées des prix du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont été compensées par le recul des cours du lait entier en poudre, a-t-on souligné dans ledit rapport.

S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 79,0 points au cours du mois dernier. Il a ainsi reculé de 2,6%, «principalement en raison des excédents de production de sucre prévus au niveau mondial pour la campagne qui va débuter», selon l’organisation qui a fait savoir, par ailleurs, que la production devrait considérablement rebondir en Inde et être abondante au Brésil.

Alain Bouithy

​Alain Bouithy
Vendredi 9 Octobre 2020

Lu 593 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.