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S'exprimant lors d'une rencontre consacrée à l'examen du rapport annuel de l'Institution du Médiateur du Royaume au titre de l'année 2024, M. Tariq a affirmé que les instances de gouvernance connaissent une nouvelle dynamique, mettant en avant les relations de coopération et de complémentarité entre les instances de gouvernance et le Parlement, ainsi qu'entre les instances de délibération et de proposition et celles de représentation.
Le Médiateur du Royaume a également souligné que la conclusion centrale du rapport réside dans le fait que l’administration marocaine est devenue un point de rencontre entre la demande sociale et les politiques publiques, ajoutant que le citoyen considère désormais l’administration comme "porteuse de réponses publiques à sa situation sociale", faisant ainsi que cette relation soit, par nature, marquée par une certaine forme de tension.
Dans ce contexte, il a relevé que les données statistiques générales relatives à la cartographie des demandes de médiation pour l’année 2024 font apparaître une hausse du nombre de dossiers reçus par l'Institution, qui ont atteint un total de 7.948 dossiers, dont 5.755 réclamations, soit 72,41% de l’ensemble des dossiers, reflétant ainsi une hausse soutenue des dossiers relevant de la compétence de l'Institution.
Sur le plan thématique, M. Tariq a expliqué que la cartographie des réclamations met en évidence la prédominance des dossiers administratifs (2.325 dossiers), suivis des dossiers financiers (1.761 dossiers), puis des dossiers fonciers (926 dossiers), couvrant plus de 87% de l’ensemble des réclamations.
Le rapport fait état aussi du traitement de 5.774 dossiers de réclamation en 2024, contre 5.448 dossiers en 2023, ainsi que de 2.182 dossiers d’orientation et de conseil, contre 1.836 dossiers l'année précédente, en plus du traitement de dix demandes de règlement amiable, a-t-il précisé.
Par ailleurs, le Médiateur du Royaume a indiqué que le rapport a permis d'évaluer le niveau de réactivité de l'administration aux interventions de l'Institution, à travers un ensemble d'indicateurs portant sur l'exécution des recommandations, les décisions de règlement, les montants financiers des jugements, le règlement amiable, ainsi que les indicateurs de délai et de réponse.
De leur côté, les députés parlementaires ont affirmé que le rapport annuel, par la précision de ses données et la pertinence de son analyse, confirme le rôle central joué par l'Institution du Médiateur du Royaume dans la consécration des principes de bonne gouvernance, de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes et de protection des droits des usagers, notamment dans un contexte marqué par des contraintes sociales et économiques croissantes.
A cet égard, ils ont salué les efforts déployés par l'Institution dans le traitement des plaintes et des réclamations, notant toutefois que la hausse des dossiers liés à la gestion administrative ou à la pression des procédures interpelle quant à la mise en œuvre par certaines administrations des recommandations de l'Institution, ce qui exige, le cas échéant, le renforcement des mécanismes de suivi et de sanction afin de garantir l'efficacité et la cohérence de l'action institutionnelle.
Ils ont, en outre, souligné la nécessité de continuer à renforcer la culture de la médiation au sein de l’administration publique, non seulement comme un mécanisme de correction des dysfonctionnements, mais en tant qu'approche préventive fondée sur l’écoute, la simplification des procédures et le respect des délais de réponse, ce qui permettrait de limiter l’aggravation des litiges administratifs et de renforcer la confiance dans le service public.









