Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

HRW accuse la sécurité kurde d'avoir commis des exécutions massives en Irak

Moscou qualifie "de criminels" des raids meurtriers de la coalition



Human Rights Watch (HRW) a accusé vendredi les forces de sécurité kurdes irakiennes d'avoir commis "un crime de guerre" en procédant à des "exécutions massives" de présumés membres du groupe État islamique (EI) qu'elles détenaient.
Selon cette organisation basée à New York, qui se fonde notamment sur le témoignage d'un ancien membre des forces de sécurité et de six habitants, les peshmergas (combattants kurdes) ont détenu des Irakiens et étrangers, dans une école à Sahel al-Maliha, une localité à 70 km au nord-ouest de Mossoul,deuxième ville d'Irak reprise au groupe jihadiste en juillet dernier.
Puis, les Assayech (la sécurité kurde) les ont conduits vers une prison à Shiglia, à 45 km de là, puis vers deux sites près de la localité de Zumar, où ils ont été exécutés puis enterrés dans une fosse commune.
"Les preuves (en notre possession) suggèrent que les Assayech ont mené des exécutions massives, nuit après nuit durant une semaine, de membres de l'EI, tuant un grand nombre et peut-être des centaines de détenus mâles", affirme dans Lama Fakih, directrice adjointe pour le Moyen-Orient de HRW dans un communiqué.
"Les autorités irakiennes et kurdes doivent enquêter de manière urgente et transparente sur ces allégations d'exécutions massives et poursuivre les auteurs", ajoute-t-elle.
Les exécutions se seraient produites entre le 28 août et le 3 septembre.
Interrogé par HRW, Dindar Zebari, coordonnateur de l'action internationale du gouvernement autonome kurde (KRG) a démenti ces exécutions. Selon le chef d'Assayech, les peshmergas ont combattu sur un front de 71 km avec l'EI alors qu'un groupe (de jihadistes) tentait de s'échapper en Syrie.
"Durant la bataille, beaucoup de membres de l'EI ont été tués ainsi que des peshmergas et les corps des membres de l'EI tués ont été probablement transportés vers un lieu où ils ont été inhumés", ajoute-t-il selon HRW.
Cette ligne de front, dont il parle se trouve à 40 km du site où les corps ont été trouvés. En outre, ajoute HRW, ses "explications ne sont pas adéquates avec l'état des corps tels qu'ils ont été trouvés, car selon les témoins, ils avaient une balle dans la tête".
Par ailleurs, l'Irak a besoin de 100 milliards de dollars (81 milliards d'euros) pour financer les projets de reconstruction de l'infrastructure détruite par la guerre dans le pays, a confirmé vendredi le gouvernement de Bagdad.
Ce chiffre avait été fourni le mois dernier par le Premier ministre irakien, Haïder al Abadi, lors du Forum économique mondial de Davos.
La Commission nationale pour l'investissement a publié vendredi une liste de 157 projets pour lesquels l'Irak sollicitera un financement lors d'une conférence rassemblant les donateurs potentiels qui est prévue au Koweït du 12 au 14 février, en collaboration avec la Banque mondiale.
Une centaine de compagnies privées américaines seront représentées à cette conférence. Seize des projets listés par Bagdad, parmi lesquels la reconstruction de l'aéroport de Mossoul, ont un coût supérieur à 500 millions de dollars.
Les projets les plus chers concernent deux lignes de chemin de fer, l'une de 500 km reliant Bagdad à Bassorah, dans le sud (13,7 milliards de dollars), l'autre Bagdad-Mossoul (8,65 milliards) et la construction d'un métro à Bagdad (huit milliards).
De lourds investissements dans les industries pétrolière et pétrochimique ainsi que dans l'agriculture sont aussi prévus.
Le chef du gouvernement irakien s'était rendu à Davos il y a deux ans et avait promis la victoire sur les djihadistes de l'organisation Etat islamique avant la fin de 2016. Cela a pris un an de plus.

Samedi 10 Février 2018

Lu 795 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.


Flux RSS