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Sacré champion olympique de danse sur glace avec deux partenaires différentes, Gabriella Papadakis en 2022 à Pékin puis Laurence Fournier Beaudry mercredi à Milan, Guillaume Cizeron a toujours été animé par une quête d'excellence et l'envie de se nourrir de sensibilités artistiques variées, raconte à l'AFP sa mère Jocelyne.
"Un jour, il nous a dit : 'le jour où je vais arrêter le patin étant donné que j'ai excellé dans ce sport, le jour où je vais entreprendre autre chose, ça va être très dur de ne pas être au top'", relate Jocelyne Cizeron depuis son domicile de Clermont-Ferrand.
Car "dans n'importe quel domaine que ce soit, Guillaume est un perfectionniste", ajoute-t-elle à propos de son fils de 31 ans.
"Il veut être dans l'excellence. C'est vraiment un trait de son caractère."
Quelques jours avant son entrée en lice aux Jeux de Milan Cortina, Guillaume Cizeron confirmait qu'il ne visait que la "perfection" pour ses troisièmes JO. Avec Laurence Fournier Beaudry, "c'est notre but, et c'est vraiment là-dessus qu'on se focalise", disait-il.
"Exprimer ce qu'il est"
Lundi, malgré une performance remarquable dans la danse rythmique, récompensée de leur record de la saison (90,18 pts), le Français a laissé échapper malgré lui cet aspect de sa personnalité. Apparu visiblement anxieux à sa sortie de la glace, il a ensuite estimé que "ce n'était pas à 100% parfait".
"On sait très bien ce qui est parfait et ce qui ne l'est pas au fur et à mesure qu'on patine. C'est un peu le piège de tomber là-dedans et d'oublier de profiter du moment", a-t-il déclaré.
Quatre ans après son sacre aux côtés de Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron a réalisé l'exploit inédit d'aller chercher un deuxième or olympique avec une nouvelle partenaire, la Canadienne naturalisée française Laurence Fournier Beaudry.
Après leur titre aux JO de Pékin, les champions olympiques 2022 avaient d'abord continué à patiner ensemble lors de galas avant d'officialiser la fin de leur histoire commune fin 2024.
Pendant cette période, Cizeron, qui se sépare rarement de son carnet à croquis, n'a jamais cessé de s'intéresser à la recherche artistique.
"Il a continué à prendre des cours de danse, notamment de voguing, à se nourrir d'expériences nouvelles. Il est allé chercher des chorégraphes, des gens qui peuvent lui apporter quelque chose pour être capable de créer, de se renouveler et d'exprimer au mieux ce qu'il est. Ça, il n'a jamais arrêté pendant trois ans", raconte sa mère.
"Parfois, quand on se téléphone le week-end, on lui dit : +Qu'est-ce que tu fais ce week-end?+ S'il y a une expo, il va voir une expo, il va voir des spectacles. Il aime ça. C'est vraiment son domaine."
"Elever la barre"
Pour sa mère, Cizeron a acquis cette démarche lors de son passage dans une école préparatoire aux Beaux-Arts. "A l'Ecole des Beaux-Arts, on ne vous dit pas de faire un beau dessin."
"L'esthétique vient de l'expression personnelle et c'est ça qu'il recherche, souligne-t-elle. Qu'est-ce que je vais donner de ma personne qui va faire que c'est beau, que c'est esthétique? Esthétique au sens de sensible, quelque chose qui rend sensible celui qui fait, et celui qui regarde."
Illustration parfaite de son envie de pousser la recherche artistique: le choix du voguing, une danse urbaine née dans les communautés LGBT+ de New York, pour la danse rythmique patinée avec Fournier Beaudry au cours de leur saison olympique.
"Le voguing, ça n'a jamais été fait sur de la glace. Il y a aussi un désir d'élever la barre à chaque fois pour lui."
Son duo avec Papadakis s'était terminé de manière douloureuse, sa partenaire l'accusant notamment dans un livre d'avoir exercé une forme d'"emprise" sur elle pendant leur carrière.
La fin de cette aventure avec Papadakis fin 2024 l'a alors laissé dans l'inconnu. Mais finalement, l'envie de la compétition et de la performance était plus fort, tant il était animé par "ce souci de performer, d'être au top, de viser l'excellence", explique Jocelyne Cizeron, qui n'a pas souhaité évoquer Papadakis au cours de l'entretien.
"On le sentait presque un peu malheureux de devoir arrêter, se souvient-elle. Cette opportunité de danser avec Laurence (début 2025), ça a vraiment été salvateur pour lui."
"Un jour, il nous a dit : 'le jour où je vais arrêter le patin étant donné que j'ai excellé dans ce sport, le jour où je vais entreprendre autre chose, ça va être très dur de ne pas être au top'", relate Jocelyne Cizeron depuis son domicile de Clermont-Ferrand.
Car "dans n'importe quel domaine que ce soit, Guillaume est un perfectionniste", ajoute-t-elle à propos de son fils de 31 ans.
Quelques jours avant son entrée en lice aux Jeux de Milan Cortina, Guillaume Cizeron confirmait qu'il ne visait que la "perfection" pour ses troisièmes JO"Quand il commence quelque chose, quand il s'investit dans un cours de danse, dans la peinture, dans le travail des costumes --parce qu'il aime tout ce qui touche autour des arts-- il s'investit à fond. Il ne fait pas les choses à moitié."
"Il veut être dans l'excellence. C'est vraiment un trait de son caractère."
Quelques jours avant son entrée en lice aux Jeux de Milan Cortina, Guillaume Cizeron confirmait qu'il ne visait que la "perfection" pour ses troisièmes JO. Avec Laurence Fournier Beaudry, "c'est notre but, et c'est vraiment là-dessus qu'on se focalise", disait-il.
"Exprimer ce qu'il est"
Lundi, malgré une performance remarquable dans la danse rythmique, récompensée de leur record de la saison (90,18 pts), le Français a laissé échapper malgré lui cet aspect de sa personnalité. Apparu visiblement anxieux à sa sortie de la glace, il a ensuite estimé que "ce n'était pas à 100% parfait".
"On sait très bien ce qui est parfait et ce qui ne l'est pas au fur et à mesure qu'on patine. C'est un peu le piège de tomber là-dedans et d'oublier de profiter du moment", a-t-il déclaré.
Quatre ans après son sacre aux côtés de Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron a réalisé l'exploit inédit d'aller chercher un deuxième or olympique avec une nouvelle partenaire, la Canadienne naturalisée française Laurence Fournier Beaudry.
Après leur titre aux JO de Pékin, les champions olympiques 2022 avaient d'abord continué à patiner ensemble lors de galas avant d'officialiser la fin de leur histoire commune fin 2024.
Pendant cette période, Cizeron, qui se sépare rarement de son carnet à croquis, n'a jamais cessé de s'intéresser à la recherche artistique.
"Il a continué à prendre des cours de danse, notamment de voguing, à se nourrir d'expériences nouvelles. Il est allé chercher des chorégraphes, des gens qui peuvent lui apporter quelque chose pour être capable de créer, de se renouveler et d'exprimer au mieux ce qu'il est. Ça, il n'a jamais arrêté pendant trois ans", raconte sa mère.
"Parfois, quand on se téléphone le week-end, on lui dit : +Qu'est-ce que tu fais ce week-end?+ S'il y a une expo, il va voir une expo, il va voir des spectacles. Il aime ça. C'est vraiment son domaine."
"Elever la barre"
Pour sa mère, Cizeron a acquis cette démarche lors de son passage dans une école préparatoire aux Beaux-Arts. "A l'Ecole des Beaux-Arts, on ne vous dit pas de faire un beau dessin."
"L'esthétique vient de l'expression personnelle et c'est ça qu'il recherche, souligne-t-elle. Qu'est-ce que je vais donner de ma personne qui va faire que c'est beau, que c'est esthétique? Esthétique au sens de sensible, quelque chose qui rend sensible celui qui fait, et celui qui regarde."
Illustration parfaite de son envie de pousser la recherche artistique: le choix du voguing, une danse urbaine née dans les communautés LGBT+ de New York, pour la danse rythmique patinée avec Fournier Beaudry au cours de leur saison olympique.
"Le voguing, ça n'a jamais été fait sur de la glace. Il y a aussi un désir d'élever la barre à chaque fois pour lui."
Son duo avec Papadakis s'était terminé de manière douloureuse, sa partenaire l'accusant notamment dans un livre d'avoir exercé une forme d'"emprise" sur elle pendant leur carrière.
La fin de cette aventure avec Papadakis fin 2024 l'a alors laissé dans l'inconnu. Mais finalement, l'envie de la compétition et de la performance était plus fort, tant il était animé par "ce souci de performer, d'être au top, de viser l'excellence", explique Jocelyne Cizeron, qui n'a pas souhaité évoquer Papadakis au cours de l'entretien.
"On le sentait presque un peu malheureux de devoir arrêter, se souvient-elle. Cette opportunité de danser avec Laurence (début 2025), ça a vraiment été salvateur pour lui."