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Garcia Lorca : Le Maroc est le seul pays stable de la région


Pour l’ancien subdélégué du gouvernement d’Almeria, les relations du Royaume avec l'Espagne sont structurées à travers une multitude d'accords



«Le Maroc est le seul pays stable dans la région et ses relations avec l'Espagne sont structurées à travers une multitude d'accords de coopération», a souligné l'ex-subdélégué du gouvernement à Almeria, Garcia Lorca lors d'une conférence samedi sur le thème «La coopération maroco-espagnole au service de la sécurité dans la Méditerranée». 
La rencontre, qui a réuni plusieurs experts maroco-espagnols dans le domaine de la coopération juridique et sécuritaire, était organisée par l'Association de l'environnement et de l'éducation (AMAE) et la Fédération des associations marocaines en Espagne (FAME). 
Durant la séance inaugurale, le président d'AMAE, El Hassan Belarbi Haftallaoui, a mis l'accent sur l'importance de cette rencontre et le rôle de la société civile marocaine en Espagne dans le rapprochement entre les sociétés des deux rives. Il a relevé aussi «la place de la diplomatie parallèle pour faire connaître les avancées du royaume et les liens d'amitié et de voisinage qui unissent les deux sociétés, marocaine et espagnole». 
De son côté, le consul général du Maroc à Almeria, Khalid Bouziane, a loué le dynamisme de la coopération entre le Maroc et l'Espagne. 
Touchant plusieurs volets, culturel, sécuritaire, politique, économique en l'occurrence, cette coopération est considérée parmi les expériences les plus réussies dans la région, a affirmé le diplomate marocain. 
Il a rappelé à cet effet le positionnement de l'Espagne comme premier partenaire commercial et économique du Royaume, «une démonstration de l'exemplarité des relations bilatérales maroco-espagnoles», a-t-il souligné. Durant les débats, les participants ont estimé que le Maroc et l'Espagne, de par leur situation géographique, sont au premier rang en ce qui concerne les dossiers en relation avec la sécurité et la stabilité dans la région. D'où la nécessité des deux pays d'unir leurs forces pour relever les mêmes défis auxquels ils sont confrontés, affirment-ils. 
Cette situation, soulignent les participants à cette journée, les exhorte à intensifier davantage leur collaboration pour mieux affronter ces défis. Les deux pays sont un exemple en matière de coopération bilatérale, ont mis en exergue les intervenants de la table ronde portant sur la coopération hispano-marocaine dans la lutte contre le narcotrafic, l'immigration irrégulière et la délinquance transfrontalière. 
Pour Fernando Olivan, professeur de droit à l'Université Roi Juan Carlos, le Maroc, depuis l'adoption de sa nouvelle Constitution en 2011, a misé sur les relations Sud-Sud. Des relations auxquelles l'Espagne est appelée à prendre part comme partenaire stratégique du Maroc. «La nouvelle diplomatie est non seulement politique mais revêt d'autres facettes», ajoute le professeur espagnol. 
Pour le directeur de l'Observatoire euro-méditerranéen de démocratie et Espace public, «la Méditerranée se positionne désormais comme un espace juridique commun, d'où la nécessité d'harmoniser les législations des pays de ce bassin, pour un meilleur développement social et économique des sociétés méditerranéennes». 
De son côté, l'avocat Mohamed Belfquih a indiqué que le Maroc et l'Espagne forment un axe central de la sécurité et la géostratégie au niveau mondial. Il a rappelé les prémices de cette coopération maroco-espagnole en matière de droit. Une collaboration qui remonte à 1991, année où les deux pays ont ratifié le traité d'amitié et de coopération. «Cet accord a ouvert la voie à un large éventail de protocoles : politique, économique, culturel, sécuritaire et militaire», précise l'avocat marocain, ajoutant qu'à présent les deux pays sont signataires de plusieurs traités bilatéraux. Ce qui confirme l'importance du partenariat maroco-espagnol, relève l'avocat marocain, rappelant la volonté des deux pays d'améliorer davantage leur modèle de coopération afin d'atteindre un niveau d'excellence dans ce domaine.  
Pour sa part, Jamal Eddine Mechbal, juriste, s'est penché sur les relations migratoires entre le Maroc et l'Espagne, «deux pays qui œuvrent étroitement pour lutter contre les mafias de l'immigration irrégulière», a-t-il affirmé. Au sujet du dossier migratoire, il a appelé à la mise en place du concept du travailleur transfrontalier entre les deux pays et encourager les mouvements des personnes, en insistant sur la nécessité de privilégier les candidats marocains à l'immigration régulière. 
Dans son intervention portant sur les relations maroco-espagnoles, Mimoun Aziza, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Moulay Ismail de Meknès, a rappelé de son côté que les relations entre les deux pays ont toujours été intenses et séculaires, tout au long de ces siècles d'histoires. Le professeur marocain a cité quelques projets de coopération en matière de développement humain, comme preuve de cette «relation historique et consolidée au fil des siècles». 

Libé
Mardi 17 Juillet 2018

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