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Festival national du film de Tanger

La compétition officielle se poursuit avec “Une femme dans l’ombre” et “Oliver Black”





Clap de fin, le 7 mars courant

Festival national du film de Tanger
Les projections des longs-métrages en compétition officielle dans le cadre de la 21ème édition du Festival national du film de Tanger ont suivi leur cours, dimanche soir, avec "Une femme dans l'ombre" de Jamal Belmejdoub et "Oliver Black" de Tawfik Baba. Dans "Une femme dans l’ombre", Sara se retrouve dans un état émotionnel fragile, suite à son divorce. Elle accepte d’épouser Saïd, qu’elle rencontre par la suite, pour se rendre compte, seulement quelques semaines plus tard, qu’elle n’est autre que la victime des tendances manipulatrices de son nouveau mari. En effet, Sara n’est en réalité que l’un des nombreux personnages du scénario que Saïd écrit, pour les besoins d’un de ses projets cinématographiques.
Au casting de ce film psychodramatique figurent Nadia Kaounda, Younes Bouab, Saida Baadi, Mohamed Khouyi, Zineb Ennajem, Abdellatif Chawqi, Said El Herrasi et Najat El Ouaar.
S’exprimant lors de la séance des questions/réponses qui ont suivi la projection du film, son réalisateur, Jamal Belmejdoub, a indiqué que cette œuvre peut se comprendre différemment, selon la perspective du public, vu la nature de son genre. Très heureux de la réaction de l’audience, celle des jeunes en particulier, très réceptifs et attentifs, tout au long de la projection, Belmejdoub a souligné que le film est riche en suspense, car abordant un personnage complexe, de manière assez fluide, qui incite le spectateur à se poser de nombreuses questions bien avant la fin du film, et ce, dans l’espoir de percer le mystère du drame.
Quant au film "Oliver Black", porté par Modou Mbow, Hassan Richiou, Ilham Oujri et Mohamed El Kachir, "Vendredi", un jeune africain, se lance dans un périple, pour rejoindre le Maroc et travailler dans un cirque. Le réalisateur du film, Tawfiq Baba, a affirmé lors de la même séance de Q/R, qu’il a essayé, à travers son film, de poser de lourdes questions, en partant d’une histoire toute simple. S’appuyant sur des espaces de tournage pittoresques, il a veillé à la justesse de jeu de ses acteurs qui, se mêlant à d’autres éléments cinématographiques, a permis d’aboutir à un résultat visuel raffiné.
Concernant la compétition officielle des courts-métrages, ce sont les films "Alopsy" de Mehdi Ayouche et "Encre ultime" de Yazid El Kadiri qui ont pris le relais. "Alopsy" raconte l’histoire de Maria, qui reçoit tous les jours des appels téléphoniques anonymes sur une ligne d’assistance psychologique privée, dans le but de soulager et d’accompagner ses personnes à problèmes dans leurs souffrances quotidiennes. D’une durée de quinze minutes, ce court-métrage met en vedette Noufissa Benchehida, Aissam Bouali, Sofia Samani et Hiba Bennani. Dans une discussion sur son film, Mehdi Ayouche a expliqué que son film traite essentiellement de la question des violences contre les femmes, quel que soit leur niveau social ou culturel. Le personnage central du film, a relevé Ayouche, n’a pas réussi à surmonter ses propres démons, car elle-même violentée et traumatisée. Le jeune réalisateur a précisé s’être basé sur divers symboliques pour transmettre les idées et les émotions, faisant également usage des dialogues intérieurs pour mettre en exergue l’état psychique du protagoniste, faisant ainsi recours au cinéma pour lutter contre la violence dans toutes ses formes. Pour sa part, Yazid El Kadiri raconte, dans "Encre ultime" l'histoire d'un calligraphe qui possède un atelier de sculpture d’épitaphes et qui reçoit, de la part d’un homme étrange, un papier contenant les informations d'un défunt qui porte le même nom que lui, le poussant à se lancer dans un voyage de réflexion sur la mort.
Ayant pour têtes d’affiche Azelarab Kaghat, Hashem Bastaoui, Malika El Omari, Nasser Mdaghri et Amina Alaoui, il s’agit là de la deuxième réalisation de Yazid El Kadiri, qui a affirmé avoir tenu à collaborer avec la même équipe qui l’a accompagné durant son premier court métrage, lui permettant ainsi de travailler dans de bonnes conditions et de gagner du temps. El Kadiri a accordé une grande importance à toutes les composantes du film, aussi bien le décor que les espaces de tournage, se consacrant à ses acteurs pour les aider à bien étudier et comprendre leurs personnages. Le talentueux réalisateur a aussi fait savoir que le travail sur la thématique de la mort et l’attente de celle-ci constitue une idée extrêmement délicate, qui engage le spectateur dans un voyage intérieur et le conduit à réfléchir à des questions intrigantes.

Mercredi 4 Mars 2020

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