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Festival du film national de Tanger : “Otages” de Mehdi El Khaoudy projeté en compétition officielle

Un jury, mené par le directeur de l'Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech, Vincent Melilli





Projetés dans le cadre de la compétition officielle des longs-métrages du Festival national du film de Tanger, "Otages" de Mehdi El Khaoudy et "Le miracle du Saint inconnu" d’Alaa Eddine Aljem ont fait, samedi, l'unanimité auprès du public de la salle du Roxy.
Dans "Otages", qui met en vedette Ouidad Elma, Mehdi Lamrini, Salma Essai, Abdellah Chakiri, Mohamed Zouaoui, Brice Bexter El Glaoui et Hassan Ganouni, El Khaoudy met en scène le massacre macabre d’un village yazidi par un groupe armé lié à Daech et illustre la souffrance, le regret et la perte des êtres chers. Dans "Le miracle du Saint inconnu", Younes Bouab partage l'écran avec Anas El Baz, Hassan Bdida, Salah Ben Salah, Mohamed Nouaimane, Bouchaib Essemmak, Ahmed Yarziz, et Abdelghani Kitab.
Bouab, qui se glisse cette fois-ci dans le rôle d’un voleur, retourne à l’endroit où il a enterré son butin, au pied d’un arbre mort sur une colline déserte, pour découvrir que les villageois des alentours ont transformé le site en un sanctuaire dédié au "saint inconnu". Et c’est dans une ambiance décalée que son personnage, Amine, se lance dans une quête impromptue pour déterrer et récupérer son "dû". "Voler de l’argent, pas de souci, mais profaner la tombe d’un saint, c’est un peu trop" : cette réplique qui lui est lancée par son acolyte, résume très bien l’esprit du film, à la morale bancale, tantôt juste, tantôt absurde.
Présidé par Marie Balducchi, un jury composé de l'universitaire marocaine spécialisée dans le cinéma, Leila Charadi, des productrices françaises Marie Gutmann et Martine de Clermont-Tonnerre et des producteurs et réalisateurs Mohamed Zineddaine, Mouhamad Keblawi et Yassine Marco Marrocu, tranchera entre les participants en lice pour le Grand Prix du festival, le Prix de la production, le Prix spécial du jury, le Prix de la première œuvre, le Prix de la réalisation, le Prix du scénario, le Prix du 1er rôle masculin, le Prix du 1er rôle féminin, le Prix du 2ème rôle masculin, le Prix du 2ème rôle féminin, le Prix de l'image, le Prix du son, le Prix du montage et le Prix de la musique originale.

"Un philosophe" ouvre le bal des courts-métrages

C'est dans la mythique salle du Roxy au cœur de Tanger, que les cinéphiles se sont donné rendez-vous, samedi, pour une première série de projections, dans le cadre de la compétition officielle des courts-métrages.
Mêlant longs et courts-métrages, cette soirée a donné le ton à cette nouvelle édition du Festival national du film de Tanger qui, à l'image des précédentes, s'annonce tout aussi passionnante et excitante. Et c'est sur "Un philosophe", réalisé par Abdellatif Fdil, que s'est ouvert la compétition.
Porté par Abdelilah Rachid, Mohamed Hmimsa et Chaimaa Ben Acha, ce court-métrage de vingt minutes raconte l'histoire de Nabil qui, à peine débarqué à Azaghar, fait la connaissance d'un douanier, souvent accompagné de cinq enfants dont il ne semble pas être le père.
Dès lors, une multitude de questions s'invitent dans son esprit et s'amusent à l'interpeller. De son côté, Wadii Charrad a prouvé son génie. Immergeant l'audience dans l'univers très particulier de "Yoon", court-métrage de 19 minutes, le réalisateur a réussi, par le biais de ses deux protagonistes, interprétés par Lee Seungyoon et Anupam Tripathi, à donner une dimension extraordinaire à un fait tout à fait ordinaire.
Au centre de l'histoire, Yoon et Pam, deux jeunes individus qui se connaissent depuis longtemps et qui vivent à une époque où les smartphones sont indispensables. En froid, ils tentent alors de se réconcilier à travers l'amour. Les dix-neuf minutes ne suffisent pas à étancher la soif visuelle du public, touché par la précision et la rigueur des scènes qui font la splendeur de cette œuvre cinématographique à la mise en scène sobre et à l'esthétique minimaliste.
Un jury, mené par le directeur de l'Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech, Vincent Melilli et appuyé par l'auteure, réalisatrice et productrice, Jihane El Bahhar, la comédienne Soumaya Akaaboune, la productrice Sarra Ben Hassen, ainsi que par le réalisateur, scénariste et producteur, Raouf Sebbahi, aura la lourde tâche de désigner les grands vainqueurs de la catégorie des courts-métrages, soit le Grand Prix du festival, le Prix spécial du jury et le Prix du scénario.
Organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), le Festival national du film de Tanger, qui se tient du 28 février au 7 mars sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, sera marqué par plusieurs activités parallèles, notamment la présentation du bilan cinématographique au titre de l'année 2019, mais aussi des tables rondes, des rencontres professionnelles, des conférences de presse et des projections de films marocains dans le cadre du cinéma itinérant.

A.A
Mardi 3 Mars 2020

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