Libération




Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Festival Jazz sous l'Arganier: Quand les sonorités Jazz se mêlent aux rythmes marocains


Essaouira, une ville de toutes les inspirations, au carrefour de l'Afrique



Après une soirée 100% Gnaoua spécialement livrée pour célébrer l'inscription de cet art dans la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO, les mélomanes des sonorités Jazz les plus captivantes, ont été au rendez-vous samedi soir à Essaouira, avec un autre show riche en couleurs et ce, dans le cadre de la 5ème édition du Festival Jazz sous l'Arganier. Dans une ambiance festive, les festivaliers ont investi, dès les premières heures, l'espace de Dar Souiri, le temps de pouvoir renouer avec cette belle musique de renommée mondiale, de goûter au charme et à la singularité des rythmes et des sonorités de ce langage universel qui transgresse les frontières et ignore les différences. Dans une allocution de circonstance, Kaoutar Chakir Benamara, secrétaire générale de l'Association Essaouira-Mogador, a mis en avant l'importance de ce Festival dédié au Jazz, rappelant qu'"Essaouira demeure cette ville de toutes les inspirations, au carrefour de l'Afrique, berceau de l'humanité, là où tout a commencé, là où la musique est née, et surtout, le Jazz a poussé ses premiers cris....''.
Ainsi, le public a eu l'immense joie et l'opportunité de découvrir des sonorités surfant entre latin-jazz et percussions marocaines avec le nouveau répertoire de Guillaume Debois Trio, intitulé Jamil, et en guest Manuel Hermia qui se définit lui comme « improvisateur, compositeur et explorateur des musiques du monde ». Saxophoniste virtuose, il maîtrise aussi le bansuri, la flûte de l'Inde du nord. Bref, ce show inédit et si singulier a permis aux festivaliers de mieux s'imprégner de la théorie de ces musiciens de haute facture, baptisée « Rajazz » qui, avec tant de délicatesse et de subtilité, a réussi à jeter de véritables passerelles entre les jazz et les ragas.
Du latin-jazz et des percussions marocaines qui ont été ainsi, au cœur de cette musique comme pour transporter le public vers une fusion intemporelle liant le moderne à la tradition. Un spectacle amplement réussi.
Un périple musical de toute splendeur dans un univers de compositions à influences latines fusionnées avec des rythmes marocains, rendu possible grâce à des musiciens confirmés à l'image du jeune bassiste talentueux Khalil Benssouda, et le grand percussionniste Abdelfattah el Houssaini, spécialiste des rythmes marocains et musiques du monde, qui a accompagné les plus grands de la musique marocaine comme Abdelhadi Belkhayat, Abdelouhab Doukkali, Naima Samih et autres.
Pianiste, compositeur, surfeur rochelais ayant grandi au Brésil, vécu à Tahiti et Cuba, Guillaume Desbois a composé et joué avec des musiciens de différents coins du monde.
De formation classique, pianiste formé par Nadine Ossipov dès l'âge de 6 ans, il évolue dès la vingtaine avec des jazzmen de renom comme Felix Vilchez, Franck Zottoli, Alexis Bosh ou bien encore Otmaro Ruiz. Ses collaborations l'orientent vers la musique de film et le latin-jazz. Il continue à expérimenter ces diverses influences au Maroc où il réside actuellement. Par la suite, c'était au tour de Tao Ehrlich Quartet avec en guest Loy Ehrich, artiste, français jazz et world music, de monter sur scène, le temps de capter l'attention et les émotions des férus de ces beaux rythmes. Le jeune batteur Tao Ehrlich, qui a enchanté année après année le Festival Gnaoua et musiques du Monde d'Essaouira, a eu ainsi le privilège avec son quartet formé de la nouvelle génération de musiciens de jazz qui produisent actuellement à Paris, de convier les amateurs des nouveaux courants du jazz moderne, à plonger dans un univers jazzy influencé par les musiques du monde et le rock progressif.
Des musiciens largement influencés par les musiques du monde et le rock progressif, qui libèrent une énergie créatrice emblématique des nouveaux courants du Jazz moderne.
Un des moments forts de ce concert a été donc la participation, en mode fusion jazz-world, de Loy Ehrlich, grand artiste musicien et ancien directeur artistique du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, invité à jouer aux côtés du quartet.
Cette seconde soirée a été rehaussée par la présence notamment de André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et Président-fondateur de l'Association Essaouira-Mogador, ainsi que par d'autres personnalités.

 

Libé
Dimanche 29 Décembre 2019

Lu 524 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 18 Septembre 2020 - 18:55 Le secteur du livre affaibli par la pandémie

Vendredi 18 Septembre 2020 - 16:57 Décès de Mohamed Talal