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Fathallah Oualalou : La Méditerranée doit retrouver sa centralité dans les relations internationales




Fathallah Oualalou : La Méditerranée doit retrouver sa centralité dans les relations internationales
Il est temps que la Méditerranée retrouve sa place de pôle central dans les relations internationales, d'autant plus qu'elle dispose de tous les atouts à cet effet, a estimé l'ancien ministre des Finances, Fathallah Oualalou, écrivain et Senior Fellow à Policy Center for the New South (PCNS).
Fathaallah Oualalou, qui était mardi l'invité du Forum de la MAP pour présenter son ouvrage «La mondialisation et nous», a mis l'accent sur le potentiel de la région maghrébine pour consacrer cette centralité, plus particulièrement le Maroc qui vit au rythme de mutations à tous les niveaux, y compris sur le plan des infrastructures.
Il a affirmé que dans une telle perspective, le Maroc a mis en œuvre des mégaprojets à l'instar du port Tanger-Méditerranée et du projet de port Nador-Ouest, actuellement en cours de réalisation.
En outre, le dialogue actuel sur le nouveau modèle de développement ainsi que le débat en Algérie sur la nature du système politique et les transformations profondes des pays de voisinage sont révélateurs d'une nouvelle donne où s'impose la proximité entre les peuples maghrébins comme préalable à l'émergence d'un pôle régional en Méditerranée.
Sur le même registre, l'ancien ministre a plaidé pour davantage d'ouverture du Royaume sur d'autres pays géographiquement lointains comme les États-Unis, ceux d'Amérique latine, la Chine et le Japon, en vue de promouvoir le rôle du Royaume dans l'espace méditerranéen.
Evoquant les relations maroco-européennes, il a insisté sur l'impératif de renégocier avec la rive Nord du pourtour méditerranéen non seulement l'accord de libre-échange et l'appui financier, mais aussi des dossiers tels que la production en commun. «L'implantation d'usines de production françaises au Maroc s'inscrit justement dans cette logique-là même si l'Hexagone en tire davantage profit», a-t-il fait observer.
Fathallah Oualalou a mis en lumière son ouvrage «La mondialisation et nous», qui s'inscrit dans la continuité de ses précédents livres «La crise économique et nous», paru en langue arabe en 2009, et «La Chine et nous» en 2017.
A travers cette publication, l'auteur revient sur les origines de la mondialisation, dont le point de départ a été la Méditerranée occidentale et la présence portugaise dans la ville de Sebta en 1415, ouvrant la voie aux grandes découvertes et à l'émergence du capitalisme.
Il s'interroge sur les perspectives d'évolution de la mondialisation au 21ème siècle, avec la montée du pôle asiatique, l'explosion démographique en Afrique, la nouvelle révolution technologique du numérique, de l'intelligence artificielle et le réchauffement climatique.
Des chamboulements qui interpellent le Sud en faveur d'une mondialisation partagée et multipolaire dans laquelle la Méditerranée devra retrouver sa centralité, un défi tant pour l'Afrique que pour l'Europe.
L’œuvre de Fathallah Oualalou (490 pages), économiste, professeur d'université et ancien maire de Rabat, se divise en deux grandes parties composées de cinq chapitres chacune, en plus d'un chapitre de référence traitant du Maroc et de son environnement régional.

La mondialisation et nous

«La mondialisation et nous» est le titre du nouvel ouvrage de Fathallah Oualalou publié aux éditions la Croisée des chemins.
Ce livre de format moyen (490 pages) s'inscrit dans la continuité des précédents ouvrages de l'économiste et professeur d'université, «La crise économique et nous», paru en langue arabe en 2009, et «La Chine et nous» en 2017.
A travers cette publication, l'auteur revient aux origines de la mondialisation, dont le point de départ a été la Méditerranée occidentale et la conquête de la ville de Sebta par les Portugais en 1415, ouvrant la voie aux grandes découvertes et à l'émergence du capitalisme.
L'ancien maire usfpéiste de Rabat s'interroge sur les perspectives d'évolution de la mondialisation au 21ème siècle, avec la montée du pôle asiatique, l'explosion démographique en Afrique, la nouvelle révolution technologique du numérique et de l'intelligence artificielle et le réchauffement climatique.
Des chamboulements qui interpellent le Sud en faveur d'une mondialisation partagée et multipolaire dans laquelle la Méditerranée devra retrouver sa centralité, un défi tant pour l'Afrique que pour l'Europe.
«La mondialisation et nous» se divise en deux grandes parties, la première, intitulée «approche historique, les quatre mondialisations», est composée de cinq chapitres traitant de l'hégémonie de l'Europe, des quatre ruptures de la mondialisation, des trois décennies d'expansion et reprise de la mondialisation, des perturbations du dernier quart du 20è siècle et du redéploiement des activités économiques vers l'Asie.
La seconde partie, intitulée «approche dimensionnelle de la mondialisation», se compose également de chapitres traitant de l'acte de produire mondialisé, de la dimension commerciale et financière de la mondialisation, de la mobilité humaine et de l'horizon 2030, 2050 et 2100. Cette partie comporte également un chapitre de référence traitant du Maroc et de son environnement régional.
Fathallah Oualalou a été président de l'Association des économistes marocains et de l'Union des économistes arabes, député et chef de groupe parlementaire. Il est l'auteur de plusieurs publications en matière de théorie économique, de politique financière et de relations économiques internationales avec un focus sur l'espace euro-afro-méditerranéen.

 

Jeudi 5 Mars 2020

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