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Et si l’on regardait du côté des opportunités mises en exergue par le coronavirus ?



Tout le monde s’accorde à qualifier ces moments de durs et de difficiles. Cette grave crise sanitaire d’enverguremondiale ne laisse personne neutre ni, encore moins, insensible. Tout le monde a son mot à dire pour la bonne raison qu’elle impacte la planète entière. Le constat est unanime, il y aura un avant et un aprèsCovid. Lemonde ne sera plus comme avant. Peut-on cependant faire de cette crise une vraie opportunité de développement et de croissance ? Eston capable de bien négocier ce tournant de l’histoire récente ? Avons-nous les moyens et la stratégie d’une telle démarche ? Pour le Maroc, cette crise sanitaire survient en plein milieu d’une réflexion sur le nouveau modèle de développement voulu parle Roi et tel que perçu dansson discours du 20 août 2019. Une commission ad hoc a été mise sur pied à cet effet avec pour objectif : lister ce qui fonctionne ou ce qui peut l’être, pointer du doigt ce qui ne fonctionne pas et enlever les obstacles et les freins au développement. Les effets de cette crise peuvent nous donner les premiers éléments de réponse à ces questions et constituer un catalyseur pour une meilleure approche pragmatique et radicale, qui pourrait constituer in fine une vraie opportunité pour le pays. La crise a mis à nu bon nombre de vérités, que ce soit en termes de logistique, de santé, de sécurité, de capacités financières et de résilience, ou de bonne gouvernance. Mais force est de constater qu’elle offre, d’un autre côté des opportunités de mise à niveau pour passer aux réformes lourdes et sérieuses.

Le digital
Le confinement décidé début mars a obligé les différents opérateurs économiques et autres administrations publiques à accélérerla digitalisation en vue d’assurerlesservices à distance au profit des usagers, des administrés et des clients, et de rendre les procédures jusque-là lourdes etformelles plusflexibles. L’adoption des nouvelles technologies telles que la télémédecine, la e-éducation, etsurtout l’accélération du chantier de la e-Gov, a permis d’accélérer les traitements des dossiers des citoyens et de faire face ainsi à la contrainte du confinement.

Santé et enseignement
Revoir la stratégie de secteurs comme la santé et l’enseignement, c’est là un impératif qui s’est imposé de lui-même en priorité absolue. Le débat école publique /école privée, le rôle et les missions du privé dans la politique du secteur de la santé, le rapport de forces engagé entre citoyens et opérateurs de ces deux secteurs, autant de faits qui ont poussé l’Etat à consentir plus d’efforts de régulation et de cadrage, pour ne pas laisser les citoyens face à des opérateurs privés intervenant dans des secteurs qui, par essence, font partie de la mission première de l’Etat. Cette crise constituerait une véritable aubaine pour que les projets de réforme, jusque-là bloqués, telles la formation dans les métiers de la santé et l’éducation, la fiscalité, la régulation de l’industrie pharmaceutique… , à cause du manque d’une volonté politique claire, et du manque d’adhésion des opérateurs de ces deux secteurs, prennent forme.
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Préférence nationale vs dépendance
Nécessité d’êtremoins dépendant du marché mondial et d’assurer plus d’autonomie économique et industrielle, telle a été la conclusion des experts économiques,suite à la fermeture desfrontières et la suspension de la plupart desliaisons aériennes et maritimes. Pour atteindre cet objectif, il est impératif de s’investir davantage dans l’industrialisation dans le tissu économique et de faciliterl’octroi du financement destiné à la recherche opérationnelle (fonds d’investissement dédié/capital-risque…). Il convient de rappeler le chantier de la généralisation de la couverture médicale etsociale, l’un des principaux axes du Plan santé 2025 et qui a bénéficié d’un véritable coup d’accélérateur, après avoir été érigé comme priorité absolue par le Roi dansson discours du jeudi 20 août 2020. Enfin devons-nous remercier le Covid-19 pourles opportunités qu’il a offertes à notre pays, ou comme disaitBasil S.Walsh : « Nous n’avons pas besoin de plus de force ou de plus d’opportunités, ce dont nous avons besoin, c’est d’utiliser celles que nous avons déjà » ?

Par Yassine Khalfi
Lundi 21 Septembre 2020

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