Et la lumière ne fut pas pour Mohamed Louafa !


Libé
Vendredi 22 Mars 2013

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La vie ministérielle de Mohamed Louafa est faite de rires gras et de décisions qui prêtent à sourire. En temps de crise, le rire est une thérapie recommandée et il faut ici en remercier ce ministre istiqlalien de l’Education nationale qui est aussi et surtout un collectionneur de pépites. Et ses pépites à lui rendraient verts de jalousie les chercheurs d’or.
En bon Marrakchi, Louafa  -Mister la gaffe, chuchotent en privé  ses pairs du gouvernement- n’a pas la langue dans la poche. Et souvent sa langue fourche. Les activistes du mouvement féminin en savent quelque chose, depuis que M. le ministre de l’Education nationale a raillé une petite fille d’une dizaine d’années en lui disant que sa place n’était plus dans une classe du primaire mais auprès d’un mari. Il paraît que même à Marrakech, on n’a pas trop goûté à un tel humour.
Mais attention, Mohamed Louafa  sait aussi prendre des décisions qui continuent de faire penser à son étrange sens de l’humour.  Après la vraie fausse alerte d’écoles privées de professeurs et d’élèves menacés d’une année blanche –si, si le ministre de l’Education nationale l’a fait avant de revenir sur sa décision- voici une autre vraie info.  Notre  ministre de l’Education nationale vient d’annoncer qu’il coupera l’eau et l’électricité à tous les établissements scolaires publics  et ce durant tout l’été. Une décision courageuse,  une décision d’homme d’Etat, pour que la lumière ne fût pas.
Cela s’appelle de la bonne gouvernance, a expliqué M. Louafa.  On parlera, nous, d’économie de bouts de chandelle, ces chandelles dont s’éclaireront ces écoles de l’enseignement public  qui, lui, est plongé dans le noir depuis bien trop longtemps.

Libé
Vendredi 22 Mars 2013
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