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Entrave à l'acheminement de l'aide au Yémen




Entrave à l'acheminement de l'aide au Yémen
Auke Lootsma, représentant au Yémen du Programme de développement des Nations unies, a évoqué des cas de méningite, qui s'ajoutent à une épidémie de choléra et au risque de famine dans la pire crise humanitaire au monde.
L'ONU a recours à deux avions humanitaires qui effectuent des liaisons avec Amman et Djibouti. Mais il n'y a pas de carburant disponible dans la capitale yéménite pour leur permettre de repartir.
"Nous avons des difficultés à obtenir l'accord  du gouvernement du Yémen pour acheminer du carburant afin de faciliter ces vols" humanitaires, a déclaré M. Lootsma à des journalistes à New York lors d'une liaison vidéo avec Sanaa.
Interrogé pour savoir pourquoi la livraison de carburant était bloquée, le responsable onusien a répondu: "C'est une bonne question, je n'ai pas la réponse". Ce carburant doit être acheminé à Sanaa à partir du port d'Aden, sous contrôle du gouvernement yéménite.
Depuis plus de deux ans, une guerre oppose le gouvernement soutenu par une coalition militaire arabe menée par l'Arabie Saoudite, aux rebelles chiites houthis, alliés à des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh.
Les Houthis, accusés d'être liés à l'Iran, tiennent de vastes territoires, dont la capitale Sanaa, les loyalistes contrôlant le Sud.
Le système de santé au Yémen s'est effondré à la faveur de ce conflit. Qualifiant la situation de "très sombre", M. Lootsma a indiqué que "plusieurs" cas de méningite avaient été détectés dans le pays, sans autres précisions.
Il a ajouté que l'acheminement de l'aide humanitaire était aussi obéré par des retards et des refus de visas, tant du côté du gouvernement yéménite que de celui des rebelles.
"Il n'y a pas de fin en vue" à ce conflit qui a fait depuis 2015 plus de 8.000 morts, majoritairement des civils, et plus de 44.500 blessés, a ajouté le responsable de l'ONU.

Jeudi 3 Août 2017

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