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En mathématiques et en sciences, les élèves marocains sont loin du compte


S elon l’enquête internationale TIMSS, le Maroc est classé dernier du classement en mathématiques avec un score de 388. Depuis 1995, l’enquête internationale Timss (Trends in International Mathematics and Science Study), diligentée par le Centre d’études international TIMSS & PIRLS de l’IEA du Boston College, en coopération avec l’IEA d’Amsterdam, l’IEA de Hambourg et Statistique Canada, a pour ambition de faire le point sur le niveau des élèves en mathématiques et sciences à travers le monde. Dans cette optique, les compétences des élèves de la quatrième année primaire et ceux de la deuxième année du collège ont été regardées à la loupe en mai 2019. Entre-temps, une pandémie est passée par là, ce qui a certainement retardé la publication des résultats. Résultats au demeurant peu flatteurs pour les élèves nationaux. Le constat est assez inquiétant. Il est dans la lignée du précédent classement : la copie marocaine n’est pas seulement médiocre, elle est mauvaise. En enregistrant un score de 383 en mathématiques, loin de la moyenne dans l'échelle TIMSS (500), les élèves marocains sont clairement à la traîne. Pis, s’agissant des élèves de la 2ème année du collège, ils sont carrément derniers du classement en mathématiques avec un score de 388. De fait, ce n’est pas une surprise si le Royaume est classé parmi les 5 derniers pays avec le Koweït qui a eu le même score, l’Afrique du Sud (374), le Pakistan (328) et enfin les Philippines (297). Certes, on peut voir le verre à moitié plein en soulignant une légère amélioration par rapport aux classements des années 2011 et 2015, mais nous sommes encore à des années-lumières des pays qui trustent les premières marches du podium, et notamment Singapour, Hong Kong, la Corée du Sud (600) ou encore le Japon (593), talonné de très près par l’Irlande du Nord (566) et l’Angleterre (556). Malheureusement côté sciences, ce n’est pas mieux. Les élèves marocains des niveaux précités squattent le fond de la classe, devançant de justesse, avec un score de 374, des pays comme l’Afrique du Sud (324), le Pakistan (290) et les Philippines (249). Un classement, là aussi vampirisé par les pays asiatiques auxquels se sont récemment greffés les très bons résultats des élèves russes. Les résultats de TIMSS 2019, équivalents au 7ème cycle d'évaluation des tendances de l'étude internationale en mathématiques et en sciences, s’apparentent à un véritable camouflet pour le niveau de la scolarité au Maroc. D’autant que les matières scientifiques sont loin d’être secondaires. Et il ne faut surtout pas minimiser la portée de ces résultats qui s’appuient sur l’évaluation de trois domaines cognitifs. A savoir connaître, appliquer et raisonner. En outre, et bien au-delà du comparatif entre pas moins de 64 pays dans le monde, ce qui représente un échantillon non négligeable, cette étude menée tous les 4 ans repose sur les évaluations des cadres complets élaborés en étroite collaboration avec les pays participants. Cadres qui sont articulés autour de deux dimensions distinctes. La première concerne donc le contenu à évaluer et la seconde présente une dimension plus cognitive, axée sur le processus de réflexion à évaluer. En parlant justement d’évaluation, dans le cadre des mathématiques, le classement TIMSS a jaugé le nombre, la mesure, la géométrie et les données, dans le cas des élèves de quatrième année du primaire, et le nombre, la géométrie, les données, l'algèbre et la probabilité, dans celui des huitièmes années. Côté sciences, ces derniers ont eu droit à des évaluations en rapport avec la physique, les sciences de la Terre, la biologie et la chimie. Pour les enfants en quatrième année du primaire, ce fut des questions sur les sciences de la vie, les sciences physiques et les sciences de la Terre. Maintenant, le tout n’est pas de participer à ce genre d’évaluation, il sera primordial d’en tirer des enseignements pour améliorer ce qui peut l’être. Au vrai, le Maroc a du pain sur la planche. Car en plus de s’enfoncer en mathématiques et en sciences, rappelons que la médiocrité du niveau scolaire au Maroc a d’ores et déjà été épinglée dans le rapport PISA. Comme nous l’expliquions dans notre édition du mercredi 4 décembre 2019, les performances des élèves marocains sont largement en dessous de la moyenne mondiale selon la dernière enquête PISA (2019), acronyme du programme international pour le suivi des acquis des élèves. Cette étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques mesure, tous les trois ans, les performances des élèves de 15 ans, dans 79 pays dont 37 sont membres de l’OCDE. 

C.E
Mercredi 9 Décembre 2020

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