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En, Algérie, des élections “ par le pouvoir et pour le pouvoir ”


L'Algérie s’apprête à organiser en novembre des élections locales "par le pouvoir et pour le pouvoir", écrit le journal algérien "Le Matin d’Algérie", estimant qu’"il n'y a rien de plus dramatique que des urnes sans électeurs" et "il n’y a rien de plus compromettant que des élus dépossédés de toute légitimité populaire".

"Si le FIS, durant la grève de mai-juin 1991, s’était empressé de remplacer la devise -du peuple et pour le peuple- inscrite aux frontons des mairies par celle de -municipalité islamique-, l’-Algérie nouvelle- de Tebboune pourrait, sans aucun scrupule ni aucune ambiguïté, la remplacer par : -par le pouvoir et pour le pouvoir-", dénonce le journal.


L’auteur de l’article rappelle que depuis le 22 février 2019, le peuple algérien a trouvé l’essence de son avenir dans un mouvement de protestation inédit et indivisible, dont le seul mot d'ordre qui n’a jamais faibli, n’a jamais trahi, n’a jamais divisé, est celui qui revendique, haut et fort, le "départ de tous les apparatchiks du pouvoir". "Dès lors, la rupture totale et irréversible avec le régime est devenue le socle idéologique sur lequel s’est bâtie cette nouvelle ère de résistance au pouvoir dictatorial dans le pays", fait-il observer.


Il note que "depuis la désignation de Tebboune à la tête du pays en décembre 1999, jusqu’à l’annonce récente de la tenue des élections locales, le système croit pouvoir, par la répression généralisée et la fraude électorale, parachever le mécanisme d’asservissement du peuple, avec une volonté prononcée de museler le cœur de la résistance, la Kabylie".


Selon la publication, "ce processus électoral, mis en place par Tebboune et ses mentors pour asseoir définitivement le pouvoir réel, n’est qu’un théâtre d’ombres et de marionnettes". 
Son issue ne sera que tragique et elle risque de plonger le pays dans une autre phase de tourmente politique et de guerre entre clans rivaux au sein du pouvoir, met-elle en garde.

"Les dernières élections locales, conduites par le FLN -Front de libération nationale- d’Ould Abbès en 2017, vont être dirigées par le même FLN, si l’on se tient à la généalogie des dirigeants politiques de cette organisation avec une autre figure de style, pas si éloignée du clan qui a mis Tebboune au pouvoir, mais largement proche du modèle de gouvernance mis en place par ses prédécesseurs", estime-t-elle.


Elle se demande sur la raison d’organiser des élections alors que dans les prisons du pays croupissent des centaines de détenus politiques, ainsi que sur les modalités de garantir l’intégrité du suffrage universel alors qu’on n’est pas capable de garantir la liberté d’expression et que la presse est muselée et la justice est aux ordres.


Libé
Vendredi 10 Septembre 2021

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