Education nationale : Entre contestations régionales et concertations centrales


KAMAL MOUNTASSIR
Samedi 6 Octobre 2012

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Le changement dérange. Surtout quand il ne s’accompagne pas d’une campagne de sensibilisation et l’association des concernés par ce changement dans la prise de décisions sur fond d’arguments pour le moins convaincants. De Marrakech à Khénifra en passant par Fès, pour ne citer que ces trois provinces, plusieurs régions vivent au rythme de contestations véhémentes lancées par des enseignants prêts à tout pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’abus et d’arbitraire. Pendant ce temps, le ministre El Ouafa poursuit ses pourparlers avec les syndicats les plus représentatifs du secteur.
Le centre, au niveau syndical parviendrait-il à calmer les ardeurs régionales, au cas où les négociations avec le ministre aboutiraient? «En tant que Syndicat national de l’enseignement, nous n’avons pas encore tenu de séance de dialogue avec le ministre. Quant à la circulaire concernant le temps scolaire, nous pensons que c’est une question qui mérite un débat approfondi mais qu’il y a eu précipitation. Les avis sont divisés sur cette affaire. Concernant les différentes déclarations du ministre qui ont porté atteinte à la dignité des enseignants, nous avons dénoncé ce type de déclarations et nous débattrons de ce sujet lors de notre Conseil national», a indiqué Abdelaziz Ioui, secrétaire général du SNE, affilié à la FDT, en ajoutant que les contestations régionales sont légitimes.
 Au ministère, c’est un autre son de cloche.  Le dialogue avec les syndicats est ouvert et  toutes les propositions sont les bienvenues. El Ouafa propose même un nouveau statut. Dans une lettre adressée aux enseignants à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, le département de l’Education nationale se dit attelé  à l'élaboration d'un statut particulier de la famille de  l’enseignement. On y ajoute que ce statut vise l’amélioration  de la situation morale et matérielle des enseignants.
Ce qui est sûr, c’est que l’école publique est malade. Malade des expérimentations que chaque ministre apporte dans son cartable et que son successeur range dans les tiroirs pour en administrer d’autres à nos enfants et aux enseignants.
Au fait, où en est la fameuse réforme annoncée tambour battant? On nous fait savoir que cette réforme ne peut être entamée que si le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation se réunit.

KAMAL MOUNTASSIR
Samedi 6 Octobre 2012
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