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Douze civils tués dans une frappe aérienne à Hodeïdah au Yémen




Douze civils, dont sept enfants, ont péri lundi dans une frappe aérienne de la coalition arabe sur la ville portuaire yéménite de Hodeïdah, ont rapporté médecins et témoins.
Les 12 victimes sont toutes membres de la même famille, ont-ils précisé.
La frappe aérienne a détruit une maison du quartier d'Al Hali, où se sont installés des civils déplacés par les combats dans d'autres provinces.
"Nous prenons ces informations très au sérieux et nous allons mener une enquête approfondie(...)", a dit à Reuters un porte-parole de la coalition.
Une coalition de pays arabes sunnites, conduite par les Saoudiens, est entrée en guerre en 2015 contre les miliciens chiites Houthis, proche de l'Iran, dans le but de rétablir au pouvoir le gouvernement du président Abd-Rabbu Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.
L'alliance arabe a mené des milliers de frappes aériennes et a souvent atteint des zones civiles, ce qu'elle dément faire intentionnellement. Le conflit a fait plus de 10.000 morts, deux millions de déplacés et acculé le pays - déjà le plus pauvre de la Péninsule arabique - au bord de la famine.
Hodeïdah, au bord de la mer Rouge, est le plus grand port du pays et c'est par lui que transite une bonne partie de l'aide humanitaire destinée aux millions de civils menacés par la famine.
Par ailleurs, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a condamné lundi les rebelles yéménites Houthis pour leurs tirs de missiles "indiscriminés" et "illégaux" sur des zones habitées en Arabie saoudite.
Le 25 mars, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont tiré une salve de sept missiles balistiques vers quatre villes. Ils ont tous été interceptés par les Saoudiens, mais la chute de débris sur une habitation a tué un travailleur égyptien dans la capitale Ryad. Deux autres missiles ont été détruits jeudi et samedi par la défense anti-aérienne saoudienne.
Dans un communiqué, HRW a estimé que ces tirs "violaient les lois de la guerre" et rappelé que, depuis le début du conflit en mars 2015, les Houthis ont bombardé de manière répétée des zones habitées par des civils.
"Les Houthis doivent immédiatement arrêter leurs attaques de missiles indiscriminées sur des zones peuplées en Arabie saoudite", a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de HRW, en rappelant que les raids aériens de la coalition sous commandement saoudien, qui font des victimes civiles, sont également "illégaux".
Les tirs des insurgés Houthis "peuvent constituer un crime de guerre", avait pour sa part estimé Amnesty International la semaine dernière.
L'Arabie saoudite ne cesse d'accuser l'Iran de fournir clandestinement des armes, notamment des drones et des missiles, aux Houthis, ce que Téhéran dément. Plusieurs capitales occidentales, dont Washington, Paris et Londres, ont condamné les tirs rebelles et exprimé leur solidarité avec Ryad.
La guerre au Yémen a fait depuis trois ans près de 10.000 morts et plus de 54.000 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire du monde".

Mardi 3 Avril 2018

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